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Médicaments : 52% des algériens recourent à l’automédication !

Le syndicat national des pharmaciens d’officines (SNAPO) tire la sonnette d’alarme. Le SNAPO s’inquiète et met en garde contre le phénomène de l’automédication, auquel ont recours de plus en plus d’algériens.

Ainsi, ce syndicat indique que sur les 4300 médicaments commercialisés en Algérie, 1500 sont concernés par l’automédication. Prés d’un sur trois !

Il souligne, en outre, que 30% des citoyens recouraient à l’automédication. Particulièrement avec le recul du nombre de médicaments remboursés par la sécurité sociale.

De son coté, le président de l’union nationale des opérateurs de la pharmacie a évoqué le résultat d’un sondage mené par son organisme en 2017. Ce dernier, fait ressortir que 52% des algériens recouraient à l’automédication. Et 77% s’orientaient vers les herboristes.

Lire aussi : Algérie : 200 médicaments indisponibles sur le marché (syndicat)

 Le recul des médicaments remboursés par la CNAS mis en cause

« La plupart du temps, les patients s’orientent vers l’automédication, car ils connaissent leur traitement, souhaitent se soigner rapidement tout en évitant de passer par une consultation médicale publique ou privée, ou veulent éviter les dépenses liées l’assurance sociale», faisait savoir récemment Messaoud Belambri, président du Snapo.

D’autres raisons expliquent cet état de fait. Parmi ces dernières : l’augmentation de l’antibio-résistance, ou d’accidents liés à la mauvaise utilisation des médicaments. Des phénomènes pour lesquels les pharmaciens sont souvent accusés.

Pour une automédication encadrée et responsable

Ainsi, « à chaque fois que l’automédication est abordée, le pharmacien se trouve souvent en position de mis en cause», relève Messaoud Belambri.

Et de signaler que contrairement à bien des préjugés et idées reçues, «l’automédication est parfaitement assumée dans les pays les plus développés du monde. Il y a une forte collaboration entre l’industrie pharmaceutique et les pharmaciens d’officine d’un côté, et l’autorité sanitaire et la sécurité sociale d’un autre côté, pour mettre en place une automédication encadrée et responsable. Ceci faisait partie intégrante de l’éducation destinée aux patients»

M. Belambri signale, en outre, que les chiffres de l’automédication dans le monde sont édifiants. «En 2017 les trois pays qui enregistrent les ventes les plus élevées de médicaments sans ordonnance sont les Etats-Unis, l’Allemagne et le Royaume Uni.

En France, on compte plus de 4000 médicaments destinés à l’automédication pour un marché annuel de 2,2 milliards d’euros.

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