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Même dans leurs fiefs, les islamistes algériens n'attirent pas les foules

 "N’écoutez pas ceux qui veulent  vous effrayer par un éventuel raz-de-marée islamiste" aux élections  législatives du 10 mai, clame un chef du courant islamiste "L’Algérie verte",  face à un millier de personnes rassemblées à Blida, à 50 km à l’ouest d’Alger.    Au cours du meeting organisé dans un ancien fief du Front islamique du  salut (Fis) Hamlaoui Akkouchi, président du Mouvement El Islah (Réforme), tente  de convaincre une foule bien moins nombreuse à Blida que celles drainées dans  les années 90 par cette mouvance, dissoute depuis.    L’interruption par les autorités du processus électoral en janvier 1992 en  raison d’une victoire assurée au Fis a plongé le pays dans une guerre de plus  de dix ans qui a fait 200.000 morts. Cette région aux nombreuses montagnes, où  les islamistes armés se retranchaient, en a particulièrement souffert.    Les islamistes sont "innocents de toutes accusations, particulièrement  celles sur les conséquences d’un raz-de-marée électoral", clame M. Akkouchi,  dont le parti est allié au Mouvement de la société pour la paix (MSP) et  Ennahda (Renaissance) au sein de "L’Algérie verte".    Ces "rumeurs visent à briser cette alliance islamiste", affirme-t-il.    Présent au rassemblement, le chef de file du MSP Bouguerra Soltani précise  que "Blida n’est pas pour nous une région comme une autre, parce que la  création du parti s’est faite ici et que son fondateur est natif de cette  ville".    Le fondateur du MSP (anciennement Hamas) Mahfoudh Nahnah (mort en 2003),  proche des Frères musulmans, y rassemblait des milliers de personnes.   
 
 
 

Algerie – ennaharonline

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