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Merkel rejette l'idée d'une hégémonie allemande sur l'Europe

La chancelière Angela Merkel a rejeté  lundi l’idée que l’Allemagne chercherait à exercer une quelconque hégémonie sur  l’Union Européenne, et promis de chercher le consensus avec ses partenaires. "L’Allemagne a parfois un rôle compliqué car nous sommes la plus grande  économie (européenne) Mais, l’Allemagne agira uniquement de concert avec  ses partenaires. L’idée d’hégémonie m’est totalement étrangère", a assuré la  chancelière, en présence du Premier ministre polonais Donald Tusk, à l’occasion  de la résentation à Berlin d’une biographie de celle qui est souvent  considérée comme la femme la plus puissante du monde. Mme Merkel a par ailleurs pointé la nécessité d’une coopération plus  étroite en Europe afin de relever les défis de la mondialisation et d’éviter le  déclin du vieux continent, rappelant son expérience personnelle en tant que  citoyenne de RDA, l’Etat communiste allemand aujourd’hui disparu. "Regardez, j’ai vu un pays d’effondrer, la RDA", a-t-elle dit, rappelant  que le système économique imposé par l’Union soviétique avait échoué. "Ce que  je ne veux vraiment pas c’est de regarder l’Europe s’effondrer dans son  ensemble. Je trouve cela si absurde, nous avons toutes les possibilités en  main", a-t-elle dit, en marge de la présentation de "La chancelière et son  monde", écrit par un journaliste du quotidien Süddeutsche Zeitung, Stefan  Kornelius. Dans de nombreux pays de la zone euro, victimes de la crise de la dette,  tels que la Grèce, Chypre, le Portugal, l’Espagne ou l’Italie, des voix se sont  élevées contre la politique de rigueur budgétaire et d’austérité préconisée par la chancelière allemande, agrémentées parfois de caricatures d’Angela Merkel  avec les moustaches d’Adolf Hitler. En novembre 2011, le ministre polonais des Affaires étrangères Radek  Sikorski avait appelé à Berlin le gouvernement allemand à agir face à la crise  de la dette dans la zone euro, dont "l’effondrement" aurait, selon lui, des  "conséquences apocalyptiques". "Vous êtes devenu la nation indispensable de l’Europe", s’était exclamé M.  Sikorski, dont le pays n’était, et n’est toujours pas, membre de la zone euro.Dimanche, Mme Merkel et M. Tusk avaient dîné ensemble en compagnie de leurs  conjoints respectifs, Joachim Sauer et Malgorzata Tusk, où ont notamment été  évoquées les racines polonaises du père de la chancelière, a indiqué le  porte-parole du gouvernement allemand, Steffen Seibert, lors de la  traditionnelle conférence de presse gouvernementale du lundi.  

    

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