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Miliana: commémoration du 61ème anniversaire de la mort d’Ali la pointe

Algérie-La commune de Miliana (Aïn Defla) a commémoré lundi le 61ème anniversaire de la mort du chahid Ali Ammar, dit Ali la pointe, tombé au champ d’honneur le 8 octobre 1957.

Une gerbe de fleurs a été déposée devant la stèle érigée sur la place qui porte le nom du martyr au cours d’une cérémonie organisée en présence des moudjahidine de la région et des autorités civiles et militaires de la wilaya, à leur tête le wali, Aziz Benyoucef.

Intervenant à l’occasion, le responsable de l’antenne locale de l’Organisation nationale des Moudjahidine (ONM), Abdallah Adjadj, a mis l’accent sur le fait que les événements se rapportant à la glorieuse guerre de libération nationale doivent être mises à profit pour inculquer aux jeunes l’amour de la patrie.

Ces célébrations doivent également constituer une occasion pour expliquer aux jeunes que « l’indépendance n’a jamais été un cadeau offert par la France mais, est le fruit de bien de sacrifices consentis par des centaines de milliers d’hommes et de femmes épris de justice et de liberté. »

Observant que Miliana ne saurait être évoquée sans qu’une pensée n’aille à Ali la pointe, le P/APC de Miliana, Mourad Bousalhih, a fait état d’un v£u de la famille du défunt consistant à transformer la maison familiale où naquit la pointe en un musée pour relater les faits se rapportant à la Révolution.

Au niveau du jardin public du 24 février, un passage du célèbre film « La bataille d’Alger » a été diffusé, suivi avec attention par un public composé essentiellement de jeunes.

Mettant à profit sa présence à Miliana, le wali de Aïn Defla s’est rendu au siège de l’APC ayant fait l’objet d’une opération de réhabilitation, de même qu’il a inauguré une cantine scolaire au niveau de l’école primaire Youcef Damerdji.

Combattant au courage et à l’audace exemplaires de la lutte de libération  nationale, Ali Ammar (1930-1957), est principalement connu pour sa participation à la bataille d’Alger aux côtés de Hassiba Ben Bouali, Zohra Drif, Omar Yacef (dit petit Omar) et Yacef Saâdi, alors chef de la zone autonome d’Alger (ZAA).

En 1952, Ali Ammar, alors âgé de 22 ans, est incarcéré à la prison de Damiette (Médéa). Trois années plus tard, le 2 avril 1955, il s’évade en compagnie de l’un de ses compagnons de cellule.

Il prit, dans un premier temps, la direction de Blida puis réussit à rallier Alger où il entra en clandestinité.

Après plusieurs tests et mises à l’épreuve qui consistaient à mener des missions périlleuses dans la capitale, quadrillée alors par les parachutistes du général Massu, notamment des attentats contre des gendarmes et des traîtres à la cause algérienne, Ali la pointe constitua avec un groupe de fidayîn, dont font partie Hassiba Ben Bouali et Abderrahmane Taleb, un commando de choc qui alla porter le combat au cœur même de l’état-major français.

Après trois années de lutte armée (avril 1955-octobre 1957), Ali Ammar est repéré le 8 octobre 1957 par les forces armées coloniales dans un immeuble de la Casbah.

Il sera tué en compagnie de Mahmoud Bouhamidi, Hassiba Ben Bouali et Omar Yacef après que les parachutistes du 3e Régiment étranger de parachutistes ( REP) commandé par le colonel Bigeard, eurent dynamité la maison où ils s’étaient réfugiés.

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