Société

Mohamed et non “Mahomet”

C’est la faute à Voltaire !

Voltaire, qui au début ne portait pas l’Islam dans son cœur s’était fait pour ainsi dire plaisir en intitulant une de ses pièces “Le fanatisme ou mahomet”. Texte à charge contre les musulmans et leur prophète PSDL. Et le mot est ainsi resté dans les mémoires et dans les annales. Puis le temps et la raison aidant, Voltaire s’intéressa sérieusement à l’Islam et occulta les textes de l’époque un peu trop partiaux à son goût. Il écrivit ainsi :

« Chanoines, moines, curés même, dit Voltaire, si on vous  imposait la loi de ne manger ni boire depuis quatre heures du matin jusqu’à dix  heures du soir, pendant le mois de juillet, lorsque le carême arriverait dans  ce temps ; si on vous défendait de jouer à aucun jeu de hasard sous peine de  damnation ; si le vin vous était interdit sous la même peine ; s’il vous  fallait faire un pèlerinage dans des déserts brûlants ; s’il vous était enjoint  de donner au moins deux et demi pour cent de votre revenu aux pauvres ; si,  accoutumés à jouir de dix-huit femmes, on vous en retranchait tout d’un coup quatorze ; en bonne foi, oseriez-vous appeler cette religion sensuelle ? » dictionnaire philosophique 1764

Une étymologie pas très jolie…

Les prénoms ont en général une signification. La sagesse pour Sophie, le serviteur de Dieu pour Abd-Allah, la vie pour Ava, etc… Et dans le cas du prénom de notre prophète (PSDL), on ne déroge pas à la règle. La signification de “Mohamed” est littéralement “le digne de louange”, “le béni”.

Alors qu’en est-il de mahomet ? Tenez-vous bien, mahomet est un dérivé de ma houmid, terme juif signifiant le non loué, voire l’exécré. Donc ce n’est pas une erreur bénigne que d’avoir remplacé le nom de Mohamed (saws), le digne de louange, par cette appellation scandaleuse qu’est mahomet, l’indigne de louange. Et nous, musulmans, serions de simples mahometans, pratiquant le mahometisme…  Donc adorateurs d’un mahomet, et lui vouant un culte.

Ceci est une attaque de plus contre notre communauté qui mériterait tout de même qu’on s’y attarde, sachant que des professeurs d’histoire-géo zélés serviront ces néologismes à toutes les sauces à nos chers enfants. Si tel abus avait été constaté à l’encontre de Moïse ou de Jésus, paix sur eux, nul doute que le Crif et le Vatican auraient soubresauté à en suffoquer, et ce jusqu’à ce qu’il y ait réaction des autorités pour réparer pareil affront. Mais nous, musulmans, ne sommes apparemment pas aussi bien représentés. Ceux qui parlent en notre nom ne sont pas plus farouches que des geishas ou plus utiles que des tongs en Antarctique. Disons-le clairement, notre représentativité est à revoir au plus vite, ou alors on s’entendra bientôt dire qu’il faut accepter de se faire arracher le foulard avant d’acheter une baguette… question de sécurité hein ?

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