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Montage automobile: Le ministère doit « enquêter » sur les prix de « sortie d’usine » (APOCE)

Algérie – Les prix de « sortie d’usine » des véhicules montés en Algérie, annoncés par la tutelle, montrent que certains concessionnaires « avides » ont su profiter du déséquilibre du marché automobile.Ce déséquilibre résulte de la décision du gouvernement de geler les importations, entrainant une hausse significative de la demande, au cours des dernières années, donc une hausse des prix.

C’est ce qu’a indiqué le président de l’Association algérienne de Protection et d’Orientation du Consommateur et son environnement (APOCE), Mustapha Zebdi. Selon lui, ces prix, qui représentent le coût de la production, sont décidés par les entreprises de montage elles-mêmes, sans aucune   enquêté faite au préalable par le ministère de l’Industrie, le ministère du Commerce ou même le ministère des finances.

Les marges bénéficiaires sont « imaginaires » !

Et d’ajourer : les marges bénéficiaires semblent être « imaginaires » pour certaines marques pouvant aller jusqu’à un million de dinars par véhicule.

Ainsi, l’association, exige que le ministère de tutelle suive toutes les étapes de la chaîne commerciale et enquête sur la « validité » de ces prix, qui restent de simples déclarations par les fabricants. Car, ajoute-t-il, ceux-ci restent loin des prix appliqués dans d’autres pays.

L’APOCE  appelle également à une enquête minutieuse pour détecter « la complicité » de certains concessionnaires avec les courtiers qui vendent un grand nombre de  voitures neuves à des  fournisseurs non accrédités, bien que le décret exécutif 15/58 du 08 Février 2015 l’interdise explicitement.

Il note que ce genre de pratiques a aggravé de manière significative la spéculation sur le marché de voitures d’occasion.

Lire aussi : Le gouvernement fixe les prix d’usine des véhicules assemblés en Algérie

Boycott des véhicules « Made in Algeria » : Pourquoi « ça ne marchera pas ! »

Interrogé sur la campagne de boycott des véhicules « Made in Bladi », lancée ces derniers temps à travers les réseaux sociaux, M. Zebdi indique que l’APOCE encourage cette initiative, bien qu’il ne « s’attend pas à des résultats positifs ». « Ça ne marchera pas », car tout simplement, il « n’y a pas d’autres alternatives ».D’ailleurs, les gens sont contraints, outre la cherté des prix, d’attendre plus de six mois pour se faire livrer leurs véhicules.

La voiture est devenue aujourd’hui un besoin urgent pour chaque famille. Selon lui, l’action de boycott est un engagement qui « favorise » l’intérêt des citoyens algériens et montre, toutefois, que « la culture » de la consommation commence à s’installer dans notre pays.

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