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Montpellier – Utaka retrouve la lumière

L’attaquant nigérian John Utaka, auteur du second but montpelliérain et d’une prestation convaincante dimanche à Paris (2-2) lors de la 24e journée de Ligue 1, marque son retour en pleine lumière après une dernière saison passée dans l’ombre.

Arrivé au mercato hivernal en 2011, en provenance du club anglais de Portsmouth, au bord de la faillite, il avait peiné à retrouver la bonne carburation et la confiance, n’inscrivant pas le moindre but lors de ses premiers mois montpelliérains.

Auteur d’une première moitié de saison satisfaisante (trois buts et deux passes décisives), il se libère peu à peu, répond à la concurrence de Karim Aït-Fana, de retour à la compétition, et postule à nouveau à la sélection nigériane (43 sel., 5 buts). "J’ai l’impression d’avoir réussi mon meilleur match de la saison à l’occasion de ce rendez-vous que l’on attendait et que l’on avait bien préparé", apprécie ce joueur discret et altruiste, âgé de 30 ans.

Recruté en janvier 2011, pour relancer une attaque aphone et suppléer l’attaquant turc Hasan Kabze insignifiant, John Utaka avait vécu des débuts montpelliérains frustrants: aucun but en onze matchs, un penalty manqué et une absence lors de la finale de la Coupe de la Ligue pour cause de blessure.

Titulaire indiscutable sur le côté gauche de l’attaque de Montpellier, l’ancien attaquant de Lens (2002-05) et Rennes (2005-07) renoue le fil d’une carrière qui s’est effilochée sur la fin d’un séjour anglais de trois ans et demi. "Quand on fait les efforts, on est toujours récompensé", avance-t-il comme simple explication.

Ainsi, depuis l’orée de la saison, Utaka nourrit une complicité avec le latéral camerounais Henri Bédimo, l’une des révélations de Montpellier. Dans le couloir gauche, il lui ouvre souvent la porte pour déstabiliser les défenses adverses. "Je sais qu’il aime bien prendre l’espace, alors je le libère pour qu’il puisse s’amuser. Pour moi, le plus important c’est le collectif", relève-t-il.

"C’est Dieu qui décide"
Le côté gauche, et son duo africain, se partage le boulot et la reconnaissance pour mieux peser sur le jeu de Montpellier. "C’est un gars qui valorise les autres. Je suis content de jouer derrière lui. Match après match, on a appris à se connaître. Et on pose beaucoup, beaucoup de problèmes à nos adversaires", loue en écho Henri Bédimo.

Depuis la trêve, si John Utaka a été freiné par une blessure à la cuisse contractée devant Lyon (1-0) et le retour de Karim Aït-Fana, éloigné des terrains durant quasiment dix mois, il n’a pas paniqué. "Je ne me suis pas posé de questions même si Karim est un bon joueur. J’ai confiance en moi d’autant que cela fait longtemps que je joue. D’ailleurs quand je suis revenu, j’ai recommencé à jouer", glisse-t-il du haut de ses 165 matchs en L1.

Très présent mais inefficace devant Ajaccio (3-0), pour sa première titularisation depuis mi-janvier, il a frappé un grand coup devant Paris en marquant son 4e but en L1, le cinquième toutes compétitions confondues. "Ce but est important et fait du bien. Il peut en effet me libérer sachant que jusque-là, j’avais des ‘occases’. Je faisais le maximum, je faisais les efforts mais après c’est Dieu qui décide", déclare-t-il.

Désormais, John Utaka, qui prétend avoir "encore beaucoup de choses à apprendre", cible deux objectifs. Une qualification en Ligue des champions, connue avec Lens et meilleur souvenir de sa carrière, et un retour dans l’équipe du Nigéria, perdue de vue depuis deux ans. Une telle réussite finirait d’éclairer son retour au premier plan

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