En direct

Nord du Mali: Bamako et Alger affirment leur convergence de vues

 Le ministre malien des Affaires étrangères,  Sadio Lamine Sow, a déclaré dimanche à Alger avoir "discuté franchement de  toutes les questions" sur le conflit du Mali avec les responsables algériens et  indiqué que les deux parties étaient sur "la même voie et la même longueur  d’ondes".    "Nous avons discuté franchement de toutes les questions", a-t-il indiqué à  l’issue de discussions avec le ministre délégué chargé des Affaires africaines  et maghrébines Abdelkader Messahel. "Nous sommes sur la bonne direction, la  même voie et la même longueur d’ondes", a affirmé M. Lamine Sow, également  ministre de la Coopération internationale, cité par l’agence APS.    M. Messahel a confirmé que leur séance de travail avait "fait ressortir une  convergence de vues et d’analyses". Elle "nous a permis d’avoir des précisions  sur la situation prévalant au Mali et sur les efforts déployés par le  gouvernement malien", a-t-il ajouté.    Les difficultés auxquelles est confronté le Mali "doivent trouver leur  solution" dans le cadre de la préservation de l’unité nationale et de  l’intégrité territoriale de ce pays, a-t-il rappelé.    Cette position, que l’Algérie a toujours exprimée et réitérée, "se confond  avec celles de l’Union africaine, de la Communauté économique des Etats  d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), des Nations unies et de tous les partenaires",  a-t-il rappelé.    Pour Alger également, il existe un espace pour la négociation entre le  gouvernement malien et les acteurs "qui acceptent de s’inscrire dans une  logique de solution politique qui préserve l’unité nationale et l’intégrité  territoriale du Mali et qui tienne compte des revendications légitimes des  populations du Nord".    Alger, qui connaît bien la situation chez son voisin malien pour avoir déjà  été le médiateur entre les Touareg du Nord et Bamako, est très sollicité pour  apporter son concours à une solution au conflit du Nord malien désormais sous  le contrôle des islamistes et de divers groupes armés qui ont profité de la  confusion créée à Bamako par un coup d’Etat militaire le 22 mars.    Nombre de ministres de la région et de l’organisation ouest-africaine se  sont succédé à Alger, un pays clé dans la recherche d’une solution pour son  voisin: d’abord "politique" mais "l’option militaire" ne semble plus exclue.    L’Algérie avait parrainé en juillet 2006 un accord de paix dans la région  de Kidal (nord-est du Mali) conclu entre l’aile politique de la rébellion  touareg de l’époque et le gouvernement malien.    Enfin, M. Messahel a indiqué que son pays avait offert plus de 5.220 tonnes  d’aide humanitaire au Mali et revu l’accord de 10 millions de dollars qui entre  dans le cadre des lignes de crédit ouvertes pour aider ce pays.    Le Nord du Mali est contrôlé par des groupes armés aux objectifs  divergents, islamistes et touaregs indépendantistes, dont le Mouvement pour  l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) qui a revendiqué deux  attentats dans le Sud algérien: un contre la gendarmerie à Tamanrasset le 23  mars (23 blessés) et un autre vendredi contre le siège régional de la  gendarmerie à Ouargla (un mort et trois blessés).
 
 

Algerie – ennaharonline

 

commentaires

commentaires

Voir plus

Articles en lien

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *