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Nord du Mali : Compaoré entame des concertations lundi

Le président burkinabè Blaise  Compaoré, médiateur régional dans la crise malienne, commence à partir de lundi  des "concertations" pour débloquer la situation à Kidal, ville du nord du Mali  occupée par des groupes armés touareg, a-t-on appris dimanche auprès de son  entourage.    Le chef du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), Bilal Ag  Acherif, et Tiébilé Dramé, émissaire des autorités de Bamako pour le Nord du  Mali, sont "arrivés ce (dimanche) soir" à Ouagadougou, "on aura des discussions  avec chacun d’eux pour voir si un accord est possible", a déclaré à l’AFP un  conseiller de M. Compaoré.    Une élection présidentielle est prévue en juillet au Mali, mais elle est  suspendue à une solution à Kidal (nord-est), ville occupée par le MNLA et un  autre groupe armé touareg, le Mouvement islamique de l’Azawad (MIA), qui  refusent le retour de l’armée et de l’administration maliennes.    Selon le conseiller du chef de l’Etat burkinabè, M. Dramé devrait être reçu  lundi à "11H00" (locales et GMT) par M. Compaoré.    "C’est toujours le même schéma : on aura les consultations séparées avec  les parties, ensuite il y aura des discussions avec les partenaires et  finalement un dialogue direct" entre les différents protagonistes, a expliqué  cette source, citant la France, l’ONU et l’Union africaine comme "partenaires".    Le secrétaire général du MIA, Algabass Ag Intalla, a indiqué à l’AFP qu’il  se rendrait à Ouagadougou "dans la semaine" à l’invitation de la médiation au  nom du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), organisation qui veut  fédérer tous les groupes armés encore installés dans le Nord.    Le MNLA, groupe touareg autonomiste et laïc, avait conquis en 2012 le Nord  du Mali avec des islamistes armés, qui en ont ensuite évincé ces rebelles.    Une opération menée par la France et des troupes africaines a permis depuis  janvier de reprendre le contrôle du Nord aux jihadistes tels Ansar Dine, dont  le MIA est une dissidence.    Médiateur pour le compte de la Communauté économique des Etats d’Afrique de  l’Ouest (Cédéao), le président Compaoré avait mené l’an dernier de longues  négociations avec le MNLA et Ansar Dine, mais sa médiation avait été suspendue  du fait des récentes opérations militaires. 

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