Economie

Nouveau vent de panique sur les Bourses européennes, l'euro dégringole

  •    Les Bourses européennes ont fini sur de fortes baisses: -4,59% pour Paris, -3,14% à Londres, -3,12% à Francfort, -3,13% à Amsterdam, -3,41% à Athènes.
  •    Les pertes ont été particulièrement marquées dans le sud de la zone euro, à Madrid (-6,64%), Milan (-5,26%) et Lisbonne (-4,27%).
  •    Wall Street a cependant limité ses pertes en fin de séance, et le Dow Jones a finalement perdu 1,51% et le Nasdaq 1,98%.
  •    "Les investisseurs doutent de plus en plus des capacités de croissance de certains pays de l’Europe alors que des politiques de rigueur budgétaire se mettent en place qui vont réduire les capacités de consommer", a expliqué un vendeur d’actions parisien.
  •    De son côté, l’euro est tombé à son plus bas niveau depuis fin octobre 2008 à 1,2355 dollar, les cambistes craignant que les problèmes de dette en zone euro ne pèsent à long terme sur la reprise économique en Europe et ne remettent en question l’union monétaire, notaient des courtiers.
  •    Vers 21HOO GMT, il s’échangeait à 1,2363 dollar, contre 1,2533 dollar jeudi soir.
  •    La monnaie unique était montée lundi à 1,30 dollar après l’annonce d’un plan de soutien d’une ampleur inédite de 750 milliards d’euros destiné aux pays de la zone euro en difficulté, avant de battre en retraite.
  •    "La tentative de stabiliser l’euro n’a eu qu’un effet à très court terme", a commenté Frederic Dickson, de DA Davidson.
  •    L’impression de pagaille en Europe a été renforcée vendredi par des informations du quotidien El Pais selon lesquelles le président français Nicolas Sarkozy aurait menacé de retirer la France de la zone euro pour forcer Angela Merkel à accepter le plan de sauvetage de la Grèce. Madrid, Paris et Berlin ont démenti.
  •    Les analystes de BNP Paribas s’étaient pourtant dit "prudemment optimistes sur le retour à un début de stabilité sur les marchés en Europe" vendredi matin, tout en soulignant que "de vives inquiétudes demeurent" et que "les investisseurs ont besoin d’être davantage convaincus de la volonté des gouvernements de réduire leurs déficits".
  •    Le Portugal a promis jeudi de dures mesures d’austérité, dont une hausse de la TVA et une surtaxe extraordinaire, de 1% ou 1,5% selon le niveau de revenu. L’Espagne avait annoncé dès mercredi des mesures semblables, notamment une baisse des salaires des fonctionnaires. Athènes a lancé la création d’un comité de crise pour faire face aux annulations massives dans le secteur du tourisme, vital pour l’économie du pays.
  •    Principales victimes de l’inquiétude des marchés, les valeurs bancaires ont tout particulièrement souffert.
  •    Sur le marché obligataire, les taux de la dette grecque à dix ans montaient à 7,71% vers 21H00 GMT contre 7,36% jeudi soir, après un pic à plus de 8% plus tôt dans la journée. Les rendements espagnols étaient quasiment stables, à respectivement 3,94% tandis que les portugais progressaient à 4,65%.
  •    L’or a inscrit vendredi un nouveau record historique à près de 1.250 dollars l’once, le métal jaune attirant les investisseurs épris de sécurité dans un contexte d’inquiétudes persistantes sur les dettes des pays de la zone euro.
  •    L’once a atteint 1.249,40 dollars l’once à 10h37 GMT sur le London Bullion Market, le marché au comptant de Londres, qui sert de référence mondiale, avant de s’effriter de deux dollars dans les minutes suivantes.
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  • Ennaharonline

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