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Nouvelles facilitations bancaires : déjà un bilan "très positif", selon l’ABEF

 Cinq mois après la mise en oeuvre du nouveau dispositif de facilitations bancaires, le bilan de l’activité des banques de la place, notamment le nombre de comptes ouverts, s’affiche en nette amélioration par rapport à l’année précédente, a indiqué le délégué général de l’ABEF, M. Abderrezak Trabelsi."Nous avons un bilan très positif de l’application des nouvelles mesures de facilitations" depuis le début de l’année, a déclaré le responsable de l’Association des banques et établissements financiers à l’APS.Ce constat positif est le résultat de l’évaluation faite par cinq banques publiques parmi les six existantes, a-t-il précisé, ajoutant que le bilan global de toutes ces banques publiques sera incessamment connu.Le responsable de l’ABEF n’a cependant pas avancé de chiffres préférant laisser les détails du bilan à la conférence de presse qu’il compte organiser bientôt, "probablement la fin de cette semaine"."Je peux juste vous assurer que l’objectif de créer 900.000 nouveaux comptes bancaires en 2013 sera largement dépassé", a-t-il avancé.Les banques de la place se réunissent à cet effet demain dimanche pour finaliser la présentation de leurs bilans pour les premiers mois de l’année, a-t-il fait savoir.En fin janvier, le ministre des Finances Karim Djoudi annonçait déjà que les banques enregistraient un rebond du nombre d’ouvertures de comptes bancaires après l’application des nouvelles facilitations.Interrogé sur les conclusions du groupe de travail chargé de la question de la dépénalisation de l’acte de gestion, M. Trabelsi s’est contenté d’informer que le texte élaboré par les banques, la Banque d’Algérie et le ministère de la Justice dans l’objectif de consacrer cette dépénalisation se trouvait au niveau du gouvernement.Une instruction du Premier ministre M. Abdelmalek Sellal, datant du 10 décembre dernier, avait ordonné aux banques publiques d’appliquer des mesures d’allègement des procédures bancaires et en matière d’octroi de crédits d’investissement au profit des particuliers et des PME.Cette démarche, décidée lors de la dernière rencontre gouvernement-patronat-UGTA, porte notamment sur la "débureaucratisation" des procédures bancaires en réduisant le nombre de documents exigés pour l’ouverture des comptes.

La démarche du gouvernement a commencé à donner ses fruits

La débureaucratisation engagée par le gouvernement pour les banques a commencé à donner ses fruits, a constaté récemment l’APS lors d’une tournée à travers quelques agences bancaires de la capitale."Depuis janvier, nous enregistrons l’ouverture de quatre comptes bancaires par jour en moyenne… nous avions à peine un compte par semaine dans le passé", confiait le directeur d’une agence du CPA (Crédit populaire d’Algérie) à Kouba.Cette performance est-elle directement liée aux nouvelles facilitations ? le responsable répondait : "évidemment".Selon lui, les gens sont "soulagés lorsqu’ils apprennent qu’ils n’ont qu’à ramener une copie de la pièce d’identité et un acte justifiant la résidence pour ouvrir un compte au sein de la banque".Avant, pour ouvrir un compte il fallait se munir, en plus des deux documents cités, d’un acte de naissance original (no 12) et de deux photos, ce qui obligeait les personnes nées dans d’autres villes à voyager pour pouvoir ouvrir un compte bancaire.Le même satisfecit a été par ailleurs exprimé pour ce qui est de la réduction des délais de traitement des crédits, également décidée par le gouvernement."En application de l’instruction du Premier ministre, le délai de traitement d’un crédit n’excède pas les 48 heures au niveau de l’agence aujourd’hui. Il fallait jusqu’à dix jours avant", témoignait une commerciale de la CPA.Le "vrai problème" pour les entreprises résidait dans les délais d’octroi de crédits qui ont été enfin réduits grâce à l’instruction du PM, selon M. Trabelsi.En déchargeant les entreprises clientes des banques de la vérification de l’authenticité de leurs pièces, une mission prise en charge par les banques elles mêmes grâce à une interconnexion avec les autres administrations, le dispositif de facilitations fait économiser aux entreprises du temps et donc de l’argent.Le réseau des six banques publiques que compte le pays comprenait 1.083 agences à fin 2011. L’Algérie disposait à cette date d’un guichet bancaire pour 25.700 habitants et de 2,6 comptes bancaires par personne en âge de travailler.En 2012, les 20 banques de la place ont accordé près de 4.300 milliards de DA de crédits à l’économie, en hausse de 15,3% par rapport à 2011, voire de 17% en intégrant les créances non performantes, selon la dernière note de conjoncture de la BA.

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