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Othmane…nous vous sommes reconnaissant pour tout ce qu’on a appris

  • L’homme était unique, unique dans ses comportements et étrange dans ses rapports, mais un homme chez qui ont trouve des qualités de grandeur, d’éthique, de compétence, de courage, de patience et de sagesse.
  • Othmane adorait son travail au point de fuir les rendez-vous, les fêtes et les rencontres officielles qu’il détestait. Son seul souci était de veiller à la préparation des meilleures éditions d’El Khabar, qui était son premier et dernier amour. Il respectait les gens, mais son travail était pour lui plus important que tout autre chose au monde, au point où le défunt Amhamed Yazid le surnommé « l’Emir » car ne pouvant pas l’avoir pour un entretien.
  • Othmane était très lié aux journalistes, il était leur compagnon la plus part de son temps consacré au service d’El Khabar, il était très heureux de vivre avec ses collègues qui l’ont hissé très haut. Il n’avait pas besoin de louanges de quiconque. Il a connu la période rose qu’a vécu El Khabar. Contrairement aux autres, les relations humaines chez Othmane commençaient et finissaient à El Khabar. Son amour et sa haine, ses amitiés ou ses relations se basent tous sur ce qu’il pouvait réaliser comme innovation au quotidien El Khabar, et il a réussi en usant sa vie pour porter ce quotidien au rang des journaux références.
  • Dans des conditions difficiles, Othmane devait choisir entre la neutralité et l’implication dans la lutte contre le terrorisme. Son choix était clair, il nous soutenait alors que nous pénétrions dans les régions minées par le terrorisme. Notre amour pour lui nous encourageait et nous poussait à monter aux maquis, ce que j’avais fais en 1991, où j’ai rencontré les chef de l’organisation qui avaient accepté la concorde civile dans les montagnes de Texenna, dans la wilaya de Jijel.
  • Othmane était heureux à chaque fois qu’il recevait des rapports d’informations pour la une, et exprimait sa joie à sa manière. Il ne disait jamais que s’était bien ou mauvais, mais nous laissait sentir qu’il fallait essayer de faire mieux.
  • Il était d’humeur difficile mais quant il a confiance en quelqu’un, il lui donne toute sa confiance. Je me rappelle avoir rédigé un long article sur le retour de l’«homme de l’ombre », le général Larbi Belkheir à la présidence de la république en août 2000 que j’ai ensuite publié. Le lendemain, Larbi Belkheir appelle la rédaction pour leur dire qu’il était allé à la présidence pour prendre un café et qu’il n’était pas chef de cabinet, comme rapporté dans le journal. Othmane était choqué par l’appel du général. Je lui ai demandé alors de le rappeler et de lui dire qu’El Khabar allait publier un démenti, mais il me répondit qu’il n’était pas nécessaire. Othmane commença alors à se méfier de mes article pendant deux mois, jusqu’au jour où Larbi Belkheir parut à la télévision à l’occasion du premier novembre lors de la présentation des lettres d’accréditation de l’ambassadrice des Etats Unis d’Amérique. C’est a alors repris confiance en moi, une plus grande confiance.
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  • J’ai quitté El Khabar pour Echorouk et mes relations avec Othmane étaient devenues entrecoupées. Ce que je comprenais bien, car il n’avait pas accepté mon départ d’el Khabar, bien qu’il m’ait toujours soutenu. Mes collègues me rapportaient ses critiques acerbes envers moi et je comprenais cela de lui. Depuis, je demandais toujours de ses nouvelles et je m’enquerrais de sa santé. Je lui ai conseillé de se faire soigner à l’étranger et me suis proposé pour l’accompagner, mais il me rassurait toujours qu’il se sentait bien et qu’il se soignait chez de grands médecins en algérie. La dernière fois il y a un mois seulement et c’était la moindre des choses que je devais faire envers mon maître jusqu’à ce que son état de santé se détériore.
  • La mort de Othmane a été un choc terrible pour moi, mais aussi pour tous les collègues qui ont vécus avec lui, en dehors d’El Khabar, comme Souad, Noureddine, et Baghali et de l’intérieur d’El Khabar comme Lazhar, Ghemrassa et Samer et beaucoup d’autres de ceux en qui Othmane avait confiance et considérait comme les pionniers du journal. Ceux qui défendaient toujours El Khabar.
  • Othmane Sandjaki vouait un amour platonique à El Khabar. Dieu ait ton âme mon grand frère. Dieu ait ton âme mon maître éternel.
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  • Anis Rahamani

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