Culture

Ouverture du 9e Festival de la musique Sanâa

Les Associations de musique andalouse « Naghma » de Béjaïa, « El Othmania Fen Andalousi » de Ténès et « Ibn Badja » de Mostaganem ont ouvert, vendredi soir à Alger, la compétition du 9e Festival national de la musique andalouse Sanâa qui se poursuit jusqu’au 8 décembre.  

  Convertie par un beau décor en vestibule d’un palais ottoman, la scène de la salle Ibn Zeïdoun de l’Office Riadh El Feth a accueilli trois formations de musique andalouse sous le regard du jury présidé par Smaïl Henni.

  L’Association « Neghma » de Béjaïa dirigée par le jeune Nassim Tabet, présentant Noubet Sika sans le mouvement M’sedar, a étalé les pièces Sahib el wadjh el djamil (b’taîhi), Hibbi rani naâchaqou (derj), Bi el hawa (n’çraf) et Khlas sika.

  L’ensemble béjaoui en devenir a livré une prestation appréciable, malgré les quelques hésitations relevées dans l’interprétation des pièces et un léger manque de synchronisation constaté par moment, notamment dans les transitions entre les mouvements.

  Les instrumentistes d’El Othmania Fen Andalousi » de Ténès ont choisi de présenter la même nouba que leurs prédécesseurs, entamant leur récital avec inqilab Ya qalbi khelli el hal, suivi des différentes déclinaisons rythmiques et mélodiques de la nouba.

  Dans un rendu assez net, l’orchestre ténésien sous la direction de Allal Mohamed (Cheikh Hamdane) a brillé de maîtrise, donnant du plaisir à l’assistance, notamment à travers les voix cristallines de Amal Houria, Benmessaoud Amira, Abriche Doria et Benameur Lila très applaudies par le public relativement nombreux.

  L’Association culturelle « Ibn Badja » de Mostaganem est intervenue en troisième partie de la soirée, proposant  aux spectateurs une immersion onirique, à travers noubet Ghrib, conduite avec brio par l’ensemble des instrumentistes.

  Sous l’£il bienveillant du maestro Fayçal Benkrizi, l’ensemble de Mostaganem a enchaîné les pièces Tafa âlaya (m’sedar), Li Fi Himakoum (b’taîhi), Habibi ilayya (derj), Aghodho et’terfa (n’çraf) et Kouliftou bi el badri (khlas). 

  L’alternance entre les voix féminines et masculines de l’ensemble mostaganémois, ainsi que la justesse d’interprétation des solistes Bentounès Faradj, Benzert Abdelhak et Belakhdar Oussama, a séduit les connaisseurs qui ont qualifié le récital de « bon et correct ».

  Dans ce rendu collectif où la rigueur académique des grandes écoles, a prévalu, Benkrizi Belkacem (19 ans) à la mandoline, s’est particulièrement distingué par sa grande maîtrise technique de l’instrument, dans un jeu plein et intelligent qui fait de lui un jeune artiste promis à une belle carrière.

Aps 

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