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Paix au Proche-Orient: Kerry a marqué un point mais est loin d'avoir gagné

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Le secrétaire d’Etat américain John  Kerry a marqué un point dans le dossier israélo-palestinien en relançant un  plan de paix arabe de 2002, mais il est loin d’un accord au Proche-Orient tant  la méfiance est profonde entre les deux camps, selon des experts.    Certes, reconnaissent ces analystes, le processus de paix "a progressé"  grâce à l’annonce par la Ligue arabe, lundi à Washington sous les auspices de  M. Kerry, qu’elle amendait son initiative de paix vieille de 11 ans et validait  le principe d’un échange de territoires entre Israël et les Palestiniens.    Mais ces experts avertissent le nouveau chef de la diplomatie américaine  –très impliqué au Proche-Orient et qui s’est félicité d’un "très grand pas en  avant"– que les deux parties ne reprendront pas d’un claquement de doigts des  négociations gelées depuis deux ans et demi.    Salman Shaikh, directeur du Brookings Center à Doha, ne voit d’ailleurs pas  de "percée majeure" dans l’inflexion de la position de la Ligue arabe, plutôt  "l’expression d’une bonne volonté (dont) l’administration Obama devrait se  saisir pour pousser" vers une solution à deux Etats.    Le spécialiste reproche au président américain d’avoir manqué de "volonté  politique" lors de son premier mandat, après que des pourparlers de paix eurent  capoté en septembre 2010, et d’avoir "imaginé de manière désastreuse que  Palestiniens et Israéliens se réuniraient par enchantement et que tout serait  réglé".    Il faut, insiste M. Shaikh, "des négociations sérieuses sous l’égide des  Américains jouant leur rôle de passerelle" vers une solution à deux Etats.    Mais les Etats-Unis restent très loin du compte, avertit Hussein Ibish, du  centre de réflexion American Task Force on Palestine.    "Les deux parties sont extrêmement éloignées l’une de l’autre et le Premier  ministre (israélien Benjamin) Netanyahu et le président (palestinien Mahmoud)  Abbas ne se font pas confiance", déplore-t-il. L’expert trouve même que "le  scepticisme face à la perspective d’un accord de paix n’a jamais été aussi fort  depuis 20 ans".   Après la proposition amendée de la Ligue arabe, "la partie israélienne doit  répondre par un geste de réciprocité, ce qu’on n’a franchement pas vu sous le  précédent gouvernement Netanyahu", critique Salman Shaikh.    Passée la réaction très positive de la ministre israélienne de la Justice  Tzipi Livni, chargée du dossier des négociations avec les Palestiniens, un  responsable israélien a été bien moins enthousiaste: "Les deux parties pourront  présenter leurs positions quand les négociations s’ouvriront", a-t-il dit,  rejetant les exigences palestiniennes de références pour les discussions,  notamment les lignes de juin 1967.    Et le négociateur en chef palestinien Saëb Erakat a été encore plus froid,  estimant que l’annonce de la Ligue arabe n’était "pas quelque chose de nouveau"  et reflétait "la position officielle palestinienne".    A l’issue de la réunion lundi entre des pays arabes et M. Kerry, le Premier  ministre du Qatar, Hamad ben Jassem al-Thani, a créé la surprise en se disant  favorable, au nom de la Ligue arabe, à un "échange mineur de territoire  comparable et mutuellement accepté".    L’initiative de paix arabe de 2002 propose à Israël une normalisation des  relations en échange de son retrait des territoires occupés depuis juin 1967,  de la création d’un Etat palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale et d’un  règlement "équitable et agréé" de la question des réfugiés palestiniens fondé  sur la résolution 194 de l’ONU.    Désormais et "contrairement à la proposition d’origine qui ne parlait que  des lignes de 1967 et de rien d’autre, (les pays arabes) se sont déclarés prêts  à accepter les frontières de 1967 avec des ajustements reflétant un accord  mutuel sur des échanges de territoires", a explicité M. Kerry.    Mais même si le secrétaire d’Etat parvenait sur ces bases à réunir  Israéliens et Palestiniens, "ce serait une chose de les amener à la table, c’en  serait une autre de les y garder", souligne Aaron David Miller, du Wilson  Center.

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bilel messoudi

Journaliste-Rédacteur du site web ALG24 depuis décembre 2014
Dans la presse électronique depuis avril 2009. Spécialisé dans l’information de sports .
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bilel-messoudi@ennaharonline.com

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