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Pakistan: 9 morts dans un nouvel attentat taliban, près du QG de l'armée

Au moins neuf personnes ont  été tuées et 18 blessées lundi matin dans un attentat suicide revendiqué par  les rebelles talibans près du quartier général de l’armée pakistanaise à  Rawalpindi, en banlieue de la capitale Islamabad, ont annoncé à l’AFP les  autorités locales.     Cet attentat survient au lendemain d’un autre qui a tué au moins 20 soldats  dans le nord-ouest du pays, l’une des attaques les plus meurtrières de ces  dernières années contre l’armée.    L’attaque de lundi a comme celle de la veille été revendiquée par le  Mouvement des talibans du Pakistan (TTP), le principal groupe rebelle du pays.  Allié à Al-Qaïda, le TTP mène depuis 2007 une violente rébellion contre le  gouvernement dont il dénonce l’alliance stratégique avec les Etats-Unis.    L’attentat a été perpétré par un kamikaze à environ un kilomètre du  quartier général de l’armée, dans une zone de haute sécurité, a déclaré à la  presse Sajid Zafar Dall, un haut responsable de l’administration locale.    "Au moins douze personnes ont été tuées et 18 blessées", a-t-il ajouté,  précisant que l’attentat avait eu lieu peu avant 08H00 (03H00 GMT).    Des responsables militaire et policier ont confirmé qu’il s’agissait d’un  attentat suicide.    Arrivée rapidement sur les lieux après l’explosion, l’armée a aussitôt  bouclé la zone, empêchant les médias et curieux de s’approcher du site.    L’attentat a été rapidement revendiquée par le porte-parole du TTP,  Shahidullah Shahid, qui avait déjà fait revendiqué dimanche celle de Bannu en  menaçant de mener d’autres attaques.    L’explosion a eu lieu dans le quartier du marché RA de Rawalpindi où elle a  secoué et fait exploser les vitres des immeubles alentours, selon Asad Malik,  un habitant de la zone.    Le quartier général de l’armée à Rawalpindi avait été attaqué en 2009, au  plus fort de la campagne d’attentats menée à travers le pays par le TTP, qui a  également attaqué d’autres bases militaires lors d’assaut commando qui ont  parfois duré plus d’une dizaine d’heures.    En septembre dernier, un important général de l’armée et deux autres  soldats avaient été tués dans un attentat à la bombe revendiqué par le TTP dans  le nord-ouest, région d’origine et principale base arrière des rebelles.    L’attaque de dimanche à Bannu est la plus meurtrière pour l’armée depuis  celle de mai qui avait tué 89 paramilitaires dans un centre d’entraînement à  Charsadda (nord-ouest) en mai 2011.    Celle-ci avait été revendiquée par le TTP en représailles du raid américain  qui avait tué le chef d’Al-Qaïda Oussama Ben Laden au début du mois dans le  nord du pays.    Les attentats suicide sont avec les bombes artisanales l’une des armes de  prédilection du TTP, dont les attaques ont fait plus de 6.600 morts à travers  le pays depuis 2007.    Le nombre d’attaques du TTP avait semblé baisser ces derniers mois,  notamment depuis la mort de son chef Hakimullah Mehsud, tué en novembre dernier  par un tir de drone américain dans la zone tribale du Waziristan du Nord,  principal bastion du TTP situé à la frontière de l’Afghanistan.    L’élimination d’Hakimullah Mehsud, remplacé par le Mollah Fazlullah, chef  des talibans de Swat (nord-ouest), avait fait craindre en représailles une  vague d’attentats du TTP, qui n’a toutefois pas eu lieu avant ce weekend. 

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