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Pakistan: au moins cinq morts dans un attentat contre un parti islamiste

 
 L’explosion d’une bombe à  proximité d’un candidat d’un parti islamiste aux élections législatives du 11  mai a fait au moins cinq morts et de nombreux blessés mardi dans le nord-ouest  du Pakistan, ont indiqué les autorités locales.    L’attentat est survenu dans la ville de Hangu, de la province  septentrionale du Khyber Pakhtunkhwa dont Peshawar est la capitale, contre un  candidat local de la Jamaat-e-Ulema-e-Islam de Fazlur Rehman (JUI-F), un parti  déjà endeuillé par une attaque des talibans ayant fait 23 morts la veille.    "Au moins cinq personnes ont été tuées et il y a aussi de nombreux blessés.  Nous transportons les blessés à l’hôpital. Il semble que le bilan va encore  s’alourdir", a déclaré à l’AFP Tahir Khan, un haut responsable de la police  locales.    Mufti Sayed Janan, un candidat de la JUI-F à l’assemblée provinciale, a été  blessé lors de cette attaque survenue alors qu’il faisait campagne dans un  bazar local en vue des élections législatives nationales et provinciales de  samedi, ont indiqué des sources policières.    "Il s’agit peut-être d’un attentat suicide ou d’une bombe cachée. Il est  encore trop tôt pour connaître la nature exacte" de l’attaque, a ajouté M.  Khan. Au moins 97 personnes ont été tuées depuis le 11 avril dans des attentats  liés à la campagne en vue des élections législatives au Pakistan, selon un  bilan établi par l’AFP.    Les talibans pakistanais du TTP, un groupe islamiste armé hostile à la  tenue de ces élections jugées "non islamiques", ont revendiqué une grande  partie de ces attentats incluant celui de lundi qui visait le candidat local de  la JUI-F, Munir Khan Orakzaï, et non sa formation politique, ont souligné les  insurgés.    Ces attaques ont limité la capacité de plusieurs partis, en premier lieu  les laïcs, de faire campagne sur le terrain et pourraient aussi avoir un impact  sur la participation à ce scrutin clé pour la consolidation de la démocratie au  Pakistan, géant de 180 millions d’habitants, coutumier des coups d’Etat.    Plus de 600.000 membres des forces de sécurité, dont au moins 50.000  soldats, seront déployés autour des bureaux de vote pour assurer le bon  déroulement du scrutin, a annoncé la commission électorale pakistanaise.    Le chef de la puissante armée, le général Ashfaq Kayani, a réitéré le  soutien des militaires à cette élection dont le but, selon lui, est de  renforcer l’état de droit et d’en finir avec l’alternance "entre la démocratie  et la dictature". 

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