En direct

Pas de règlement possible de la crise en Syrie sans un départ d'Assad

  Le chef de la diplomatie britannique  William Hague a affirmé mercredi que tout règlement de la crise en Syrie doit  passer par un départ du président Bachar al-Assad, quelques heures avant une  réunion du groupe des Amis de la Syrie à Amman.    "Le Royaume-Uni estime depuis longtemps qu’Assad doit partir et nous  n’avons jamais pu envisager une solution impliquant son maintien" au pouvoir,  a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.    "Si jamais le régime pensait qu’il peut remporter une victoire militaire et  revenir à la situation d’avant, je pense qu’il commettrait une terrible erreur,  une erreur catastrophique. Il faut une solution politique, quelle que soit la  situation sur le terrain", a-t-il affirmé.    Alors que les Amis de la Syrie se réunissent mercredi pour préparer la  conférence de paix internationale dite de "Genève 2" entre régime et rebelles,  initiée par la Russie et les Etats-Unis, M. Hague a souligné que celle-ci  devait se baser sur la déclaration de Genève, de juin 2012.    "La position de Genève 1 (…) parle d’un gouvernement de transition avec  la totalité des pouvoirs exécutifs, formé sur la base d’un consentement  mutuel", a-t-il dit.    Une première réunion tenue à Genève le 30 juin 2012 avait débouché sur un  texte prévoyant la mise en place d’un processus de transition politique, mais  sans se prononcer sur le sort de M. Assad, principale pierre d’achoppement dans  les négociations, l’opposition et les rebelles la posant comme condition sine  qua non.    "Au final, le facteur décisif est la volonté du régime de négocier (…) La  Russie veut clairement que (toutes les parties concernées par le conflit)  négocient, ensuite la question sera à quel point (le régime) sera sérieux dans  sa volonté de négocier", a affirmé M. Hague.    Le président syrien Bachar al-Assad, qui assimile la rébellion à du  terrorisme, a réitéré à plusieurs reprises son refus de démissionner et  souhaité des discussions sans conditions préalables.    Dans un entretien le weekend dernier à des médias argentins, il a même  laissé entendre qu’il pourrait se représenter à la présidentielle de 2014. 

Articles en lien

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Close