Economie

Périphérie de la zone euro banques et entreprises préoccupent le FMI

 Le Fonds monétaire international a  estimé mercredi que les banques et les entreprises présentaient encore d’inquiétants signes de fragilité dans ce qu’il nomme la "périphérie" de la  zone euro et qui s’étend de Chypre à l’Italie en passant par l’Espagne."Nombreuses sont les banques de la périphérie de la zone euro qui  continuent de se heurter à des coûts de financement élevés, à une détérioration de la qualité des actifs et à de maigres bénéfices", a estimé le FMI dans son  rapport semestriel sur la stabilité financière mondiale. La crise à Chypre, renflouée par la communauté internationale au prix d’une  amputation de son secteur financier, a aggravé la situation en augmentant  encore les coûts de financement des banques de la périphérie et en impulsant un  "mouvement de vente" des actions des banques dans l’ensemble de la zone euro,  selon le Fonds. Le FMI s’inquiète également de l’état de santé de certaines entreprisesnon-financières en raison de la dette qu’elles ont accumulée avant la crise,  spécialement en Irlande et en Espagne, pays qui avaient tous deux connu un boom  du crédit avant de flancher. "Le surendettement des entreprises de la périphérie qui sont cotées en Bourse est considérable", et particulièrement problématique dans un contexte de  "faible croissance" ou de récession, souligne le rapport. Le Fonds appelle dès lors les superviseurs à la "vigilance" sur la qualité  des actifs de ces entreprises, en soulignant que leur capacité à rembourser  leur dette est "bien plus faible" que dans le coeur de la zone euro. Se penchant sur la dette des Etats, le rapport assure par ailleurs que la  "dynamique vertueuse" insufflée par le programme de rachats d’obligations  publiques de la Banque centrale européenne s’est "ralentie". En septembre 2012, la BCE avait dévoilé ce nouveau programme, baptisé OMT,qui n’a jamais été actionné mais dont la seule existence a permis de faire  reculer le coût du financement des Etats auprès des marchés. "Cette dynamique pourrait changer" sous l’effet d’événements politiques qui  compromettraient l’application de ce programme, a noté le FMI, citant  "l’incertitude" en Italie, privée de gouvernement stable depuis les élections  
de février .
    

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