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Pétrole: le prix du panier à près de 83 dollars le baril (Opep)

Le prix du panier de référence du brut de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) s’est établi à  82,60 dollars le baril mercredi, contre 83,17 dollars la veille, a indiqué jeudi l’Organisation pétrolière sur son site web.

Introduit en 2005, le panier de référence des pétroles bruts de l’Opep comprend le Sahara Blend (Algérie), Girassol (Angola),Djeno (Congo), Oriente (Equateur), Zafiro (Guinée Equatoriale), Rabi light (Gabon), l’Iran Heavy (Iran), Basra Light (Irak), Kuwait Export ( Koweït), Es-Sider (Libye), Bonny Light (Nigéria), Qatar Marin(Qatar), Arab Light (Arabie Saoudite), Murban (UAE) et le Mery (Venezuela).

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre valait mercredi 84,25 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 75 cents par rapport à la clôture de mardi. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) pour novembre lâchait 61 cents, à 74,35 dollars, une heure après son ouverture.

« L’ouragan Michael gagne en puissance dans le golfe du Mexique il a été élevé mercredi en catégorie 4 sur 5 par le Centre national des ouragans (NHC) alors qu’il approche de la Floride.

« Environ 40% de la production dans le golfe du Mexique a été mise hors service par précaution », selon les analyste. Autre élément perturbateur en Amérique du nord et qui avait contribué à la hausse des cours mardi: une forte explosion, suivie d’un incendie, s’est produite lundi dans la plus importante raffinerie canadienne, au Nouveau-Brunswick.

La compagnie a affirmé mardi que la raffinerie était sauve mais n’a pas donné d’information quant au redémarrage complet du site, qui produit  normalement quelque 300.000 barils par jour.

Les acteurs du marché continuaient par ailleurs à s’interroger sur les effets de la perte des exportations de brut iranien, frappé à partir de novembre par des sanctions américaines. La crainte de voir l’offre diminuer fortement sur le marché mondial alimente depuis plusieurs semaines l’envolée des cours de l’or noir. Les prix de l’énergie sont en surchauffe et pourraient « franchir la ligne rouge » au quatrième trimestre, a d’ailleurs prévenu mardi le patron de l’Agence internationale de l’Energie (AIE).

« Mais il y a des signaux comme quoi les Etats-Unis pourraient autoriser des dérogations à certains pays, ce qui permettra au pétrole (iranien) de continuer  à circuler sur les marchés occidentaux », estime des analystes.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre valait lundi 83,71 dollar sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 45 cents par rapport à la clôture de vendredi.

Le baril de « light sweet  crude » (WTI) pour le contrat de novembre cédait 24 cents à 74,10 dollars une heure après son ouverture.

Selon les analystes de JBC Energy, les sanctions de Washington contre Téhéran, qui viseront directement les exportations de pétrole du troisième plus grand producteur de l’Opep à partir de début novembre est la raison première de la hausse récente des prix de l’or noir qui ont atteint leur plus haut niveau en quatre ans début octobre.

L’Iran a commencé à désactiver les appareils de localisation sur certains cargos d’exportation de pétrole depuis le retour des menaces de sanctions, selon des experts. En avril, Téhéran exportait de 2,5 à 2,7 millions/bpj.

Le Prince héritier d’Arabie saoudite Mohamed Ben Salmane avait assuré dans une interview à Bloomberg que son pays compense ce manque en exportant  deux barils pour chaque baril iranien supprimé ces derniers temps.

Les affirmations de Ryad pourraient avoir « un effet psychologique à court terme », mais elles ne signifient pas grand-chose pour les marchés mondiaux, qui ont déjà exprimé leur inquiétude en relevant les prix, selon les analystes.

Les cours du pétrole ont atteint en fin de semaine dernière leur plus haut niveau en quatre ans, à plus de 74 dollars le baril à New York (Nymex), face à la crainte de voir l’Iran exclu du marché.

Lundi, ils ont toutefois amorcé un léger repli, les marchés espérant une réduction de l’offre iranienne moins marquée que prévu.

APS

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