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Pétrole: Le panier de l’OPEP à 61,01 dollars le baril

Le prix du panier de quatorze pétroles bruts, qui sert de référence à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), a reculé mercredi à 61,01 dollars le baril, contre 62,56 dollars, la veille (mardi), a indiqué jeudi l’OPEP sur son site web.

Introduit en 2005, le panier de référence de pétrole brut de l’OPEP (ORB) comprend actuellement le Sahara Blend (Algérie), Girassol (Angola), Djen (Congo), Oriente (Equateur), Zafiro (Guinée Equatoriale),Rabi light (Gabon), Iran Heavy (Iran),Basra Light (Irak), Kuwait Export ( Koweït), Es-Sider (Libye), Bonny Light (Nigéria), Arab Light (Arabie saoudite), Murban (Emirats arabes unis) et Mery (Venezuela).

Mercredi, les cours du pétrole ont terminé en nette baisse face à la hausse surprise des stocks américains et aux inquiétudes persistantes sur un éventuel ralentissement marqué de la demande.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août a clôturé sous le seuil des 60 dollars, à 59,97 dollars, au plus bas depuis fin-janvier après avoir reculé de 2,32 dollars ou 3,7%.

A New York, le baril de WTI pour le contrat de juillet a cédé 2,13 dollars, ou 4%, pour terminer à 51,14 dollars, au plus bas depuis cinq mois.

Les cours ont pâti de l’annonce d’une augmentation des réserves commerciales de brut aux Etats-Unis de 2,2 millions de barils lors de la semaine achevée le 7 juin, signe d’une offre restant abondante chez le premier producteur et consommateur d’or noir dans le monde.

L’Agence américaine d’information sur l’Energie (AIE) a légèrement révisé à la baisse mardi ses prévisions de croissance de demande mondiale de pétrole pour 2019.

L’espoir de voir les membres de l’OPEP et leurs partenaires, Russie en tête, renouveler l’accord les engageant depuis 2017 à limiter leur production a permis ces dernières semaines de limiter le repli des cours de l’or noir.

Mais les investisseurs attendent avec fébrilité la prochaine réunion de l’OPEP+, qui devrait se tenir dans les prochaines semaines.

Les analystes de Goldman Sachs, qui s’attendent à ce que le groupe renouvelle son accord, estiment que « cela permettra aux pays au cœur de l’OPEP (à savoir l’Arabie saoudite et ses alliés au Moyen-Orient, ndlr) d’équilibrer le marché mois après mois ».

Pour rappel, l’OPEP et ses dix autres partenaires non membre de l’organisation, la Russie à leur tête, se sont accordés depuis 2016 à réduire leur quotas afin de réguler les prix du pétrole dans le monde en maintenant un équilibre du marché notamment entre l’offre et la demande.

En décembre 2018, ils avaient convenu d’une baisse conjointe de leur production de 1,2 million de barils/jour à partir du 1er janvier 2019, pour une période de six mois, avec une réduction de 800.000 barils/jour par l’OPEP et de 400.000 barils/jour par ces pays producteurs non-OPEP.

Le Comité ministériel conjoint de suivi de l’accord OPEP-non OPEP (JMMC) a réaffirmé suite à sa 14éme réunion tenue en mai en Arabie saoudite son engagement à réaliser un marché équilibré et à œuvrer de manière durable pour la stabilité du marché pétrolier avec des fondamentaux solides.

Ce Comité est composé de l’Arabie Saoudite, la Russie, l’Algérie, les Emirats arabes unis, l’Iraq, le Kazakhstan, le Koweït, le Nigéria et le Venezuela.

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