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Pétrole: le panier de l’OPEP recule à 63,10 dollars le baril

Le prix du panier de quatorze pétroles bruts, qui sert de référence à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), a reculé jeudi à 63,10 dollars le baril, contre 64,60 dollars la veille, a indiqué vendredi l’Organisation pétrolière sur son site web.

Introduit en 2005, le panier de référence de pétrole brut de l’OPEP (ORB) comprend actuellement le Sahara Blend (Algérie), Girassol (Angola), Djen (Congo),Oriente (Equateur), Zafiro (Guinée Equatoriale),Rabi light (Gabon), Iran Heavy (Iran),Basra Light (Irak), Kuwait Export ( Koweït), Es-Sider (Libye), Bonny Light (Nigéria), Arab Light (Arabie saoudite), Murban (Emirats arabes unis) et Mery (Venezuela).1,53 dollars.

Jeudi, les prix du pétrole ont reculé pour la sixième séance de suite, réagissant à la crainte d’une offre excédentaire et aux tensions commerciales persistantes entre les Etats-Unis et la Chine.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre s’est établi à 61,93 dollars à Londres, en baisse de 2,72% par rapport à la clôture de mercredi.

A New York, le baril américain de WTI pour livraison en août a lâché 2,61%, à 55,30 dollars.

« La production de pétrole continue de progresser en dehors des Etats-Unis et les réserves américaines de produits raffinés sont également en hausse », a rappelé un spécialiste.

Selon un rapport hebdomadaire publié mercredi par l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA), les stocks d’essence américains ont augmenté de 3,6 millions de barils la semaine dernière.

Les réserves d’autres produits distillés (fioul de chauffage et gazole) ont elles aussi avancé fortement, de 5,7 millions de barils.

En revanche, les stocks de pétrole brut ont baissé pour la cinquième semaine de suite, de 3,1 millions de barils à 455,9 millions de barils.

Depuis plusieurs mois, les prix du pétrole pâtissent de la hausse de la production américaine à des niveaux record au moment où s’intensifie la crainte d’un ralentissement de la croissance mondiale, et donc de la demande mondiale d’or noir.

Sur le front commercial sino-américain, le climat demeurait pesant. Les Etats-Unis attendent de la Chine qu’elle revienne à ses engagements pris en mai avant qu’elle ne fasse volte-face et embrase le conflit commercial entre les deux pays, a indiqué le secrétaire américain au Commerce Wilbur Ross.

Faisant écho au président américain, qui a estimé mardi que la route était encore longue avant de nouer un accord avec Pékin, Wilbur Ross a insisté sur le fait qu’il s’agissait d’un « long processus ».

Dans une interview à la chaine CNBC jeudi, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a reconnu qu’il restait des « problèmes difficiles » à résoudre dans les discussions.

Les prix pétroliers ont par ailleurs brièvement sursauté en cours de séance après que l’Iran a annoncé détenir « un tanker étranger » et son équipage soupçonnés de se livrer à de la « contrebande » de carburant dans le Golfe, avant de repartir à la baisse.

Pour rappel, l’OPEP et ses dix partenaires ont décidé, début juillet, de prolonger leur accord de réduction de la production pour une durée de 9 mois à partir du 1er juillet tout en adoptant une charte de coopération.

L’Organisation avait convenu, en décembre 2018, avec dix pays producteurs non-OPEP, la Russie à leur tête, d’une baisse conjointe de leur production de 1,2 million de barils/jour à partir du 1er janvier 2019, pour une période de six mois, avec une réduction de 800.000 barils/jour par l’OPEP et de 400.000 barils/jour par ces pays producteurs non-OPEP.

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