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Plafonnement des prix des produits agricoles: La proposition de l'UNPA appréciée par des professionnels

Les professionnels présents au salon de l’équipement agricole qui se tient depuis mardi à Aïn Defla, ont diversement apprécié, le plafonnement des prix des produits de large consommation proposé récemment par l’Union nationale des paysans algériens (UNPA) dans l’objectif de freiner la spéculation et contribuer à la stabilisation des prix.

  Ce plafonnement est, pour certains, en mesure de réduire la marge de manoeuvre spéculatrice des mandataires et les intermédiaires et, par ricochet, préserver le pouvoir d’achat des consommateurs aux revenus modestes.

  Pour le directeur de la coopérative des céréales et des légumes secs (CCLS) de Khémis Miliana (Aïn Defla), Smaïl Agnini, un plafonnement des prix des produits de large consommation est à même de mettre un terme à l’envolée “imprévue” de leurs  prix.

   Il a, dans ce contexte, plaidé, dans une déclaration à l’APS, pour la mise en place d’un “Office” dont les missions consisteraient à veiller à la disponibilité des produits avec des prix raisonnables, ainsi qu’à l’absorption du surplus de production par l’intermédiaire de chambres froides et des aires d’entreposage.

   Selon lui, cette proposition est à même de maîtriser la “balance” de l’offre et de la demande, estimant nécessaire l’implication des directions des services agricoles (DSA) et des chambres de l’agriculture dans la matérialisation de ce projet.

  Agnini a soutenu que le plafonnement des prix des produits de large consommation implique au préalable la mise en place d’une institution qui procédera d’abord à la régulation de la production et, partant, de l’offre et de la demande.

  De son côté, le président de la chambre d’agriculture de Relizane, Belkacem Sâadi, estime que le plafonnement des prix des produits de large consommation est “à même de maîtriser la production et de lutter contre la spéculation”.

  Tout en rappelant que les prérogatives de l’agriculteur ont trait à la production et non pas à la régulation ou l’organisation du marché, le membre du conseil national de la chambre nationale de l’agriculture, Méziane Abdellah, a estimé, quant à lui, que cette action, si elle venait à être concrétisée, serait à même de permettre “l’évolution de l’activité agricole dans un cadre organisé”.

  Citant en guise d’exemple la pomme de terre, M.Méziane a indiqué que le producteur doit céder aux chambres froides le kilogramme de ce tubercule à un prix variant entre 25 et 28 DA “afin qu’il puisse amortir ses dépenses”, relevant que ce produit ne doit pas atterrir chez le consommateur à un prix dépassant les 40 DA.

  Dans les conditions actuelles et au regard de la disponibilité du produit, le prix du Kg de pomme de terre ne doit pas dépasser les 40 DA chez le détaillant, sinon l’on ne pourra que parler de spéculation face à laquelle on ne doit évidemment pas rester les bras croisés, a-t-il soutenu.

  D’autres professionnels du secteur estiment, en revanche, qu’il s’agit d’une proposition qui est “en contradiction” avec les lois les plus élémentaires du marché notamment celle qui a trait à l’offre et la demande.

  Le président de la chambre d’agriculture de la wilaya de AïnDefla, Hadj Djaâlali, a jugé que le plafonnement des prix des produits de large consommation “n’est pas indiqué pour freiner la spéculation” car, a-t- dit, cela va à l’encontre de la règle la plus élémentaire du marché basée sur l’offre et la demande.

  Selon lui, le seul” recours à même de barrer la route aux spéculateurs consiste à accroître les moyens de distribution des produits, mettant en exergue l’importance des marchés de gros et des aires de proximité dans la régulation des produits agricoles.

Aps

 

 

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