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Planche à billets: La Banque d’Algérie dit avoir été contre (Document)

Algérie – Deux ans après son entrée en vigueur et l’impression de plus de 6 550 milliards de dinars, la Banque d’Algérie s’en lave les mains du recours au financement non conventionnel.

Dans un point de situation sur le financement non conventionnel établi le 1er avril dernier et publié ce soir sur le site de la Banque d’Algérie, cette dernière dit avoir été contre le recours à la planche à billets dès le départ.

« En Algérie, la situation est loin de présenter des similarités avec les cas exposés dans la note (Etats-Unis, Europe, Japon) qui seraient susceptibles de justifier le recours au financement non conventionnel, dans notre Pays », aurait répondu la BA lors de la proposition de cette « solution » en 2017.

Dans sa note, la Banque d’Algérie, revenant sur les circonstances de la mise en œuvre du financement conventionnel, affirme avoir soulevé le caractère « inflationniste » de ce genre de financements.

« La Banque d’Algérie avait suggéré, dans sa réponse, entre autres, des démarches alternatives, telle que l’instrumentation, dans la phase intermédiaire, de l’article 53 de l’Ordonnance relative à la monnaie et au crédit, prévoyant la possibilité de placer une partie de ses fonds propres, en titres émis ou garantis par l’Etat », indique le document. Et d’ajouter: « Cette démarche était, par ailleurs, dûment confortée par le versement de dividendes substantiels et prévisibles, au profit du Trésor (610 milliards de DA en 2016 ; 920 milliards de DA en 2017 et 1.000 milliards de DA en 2018). »

 

Les réserves de la Banque d’Algérie

Affirmant avoir adapté sa politique de manière à freiner les effets inflationnistes de la planche à billets, la Banque d’Algérie estime cependant le montant injecté dans l’économie reste inférieur.

« Au total, sur le montant global mobilisé à ce jour, de 6.556,2 milliards de DA, seul un montant de 3.114,4 milliards de DA, a été injecté dans l’économie », lit-on.

Malgré le recours à un dispositif aux effets inflationnistes, la BA affirme contrôler la situation, en stérilisant les excès de liquidités résultant de la planche à billets. Ainsi, à fin février 2019, la liquidité globale des Banques s’établissait à 1.895,6 milliards de DA.

La Banque d’Algérie conclut en soulignant que « l’inflation sur la période 2017 à ce jour, a connu une évolution maîtrisée. En effet, mesurée par l’indice des prix à la consommation, l’inflation, en moyenne annuelle, est passée de 5,6% en 2017, à 4,3% en 2018 et à 4,1% en février 2019. »

BA : Point de situation sur le financement non conventionnel/ PDF

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