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Plus de 30 arrestations après une nouvelle manifestation au Soudan

   
 
 
     Plus de 30 personnes ont été arrêtées  vendredi quand la police a tiré des gaz lacrymogènes contre une mosquée devenue  emblématique du mouvement de contestation populaire engagé il y a près d’un  mois au Soudan, a annoncé une figure de l’opposition.    Environ 200 personnes étaient toujours retranchées dans la mosquée Wad  Nubawi à Omdurman, la ville jumelle de Khartoum sur l’autre rive du Nil, a  expliqué Mariam al-Mahdi, membre du bureau politique de Umma et fille du chef  de ce parti d’opposition, l’ancien Premier ministre Sadiq al-Mahdi.    Beaucoup d’autres personnes réunies dans la mosquée après la grande prière  hebdomadaire ont cependant fui lorsque la police a fait usage de fortes doses  de gaz lacrymogènes, a-t-elle ajouté, évoquant "de nombreux blessés" par  suffocation.    Lors d’un entretien cette semaine à l’AFP, Mme al-Mahdi avait évoqué une  réaction de plus en plus brutale des forces de sécurité face à la mobilisation  débutée le 22 juin autour de cette mosquée liée à Umma, les accusant d’avoir  utilisé des balles en caoutchouc, des gaz lacrymogènes puis des balles réelles.    Cette mobilisation s’inscrit dans le mouvement de contestation lancé le 16  juin par des étudiants de l’Université de Khartoum pour dénoncer la hausse des  prix de l’alimentation, la politique de rigueur du gouvernement et le  gouvernement lui-même.    Ce mouvement se manifeste par une multiplication de petites manifestations,  en particulier le vendredi, dans de nombreux quartiers de Khartoum et dans  d’autres villes. En général, ces rassemblements sont violemment dispersés par  les forces de l’ordre.    Le président soudanais Omar el-Béchir a minimisé le mouvement et assuré  qu’il n’avait rien de comparable avec ceux du Printemps arabe, qui ont emporté  plusieurs dirigeants historiques de la région.    Comme leurs homologues en Syrie et ailleurs, les militants soudanais  diffusent des vidéos de leurs manifestations sur internet pour faire passer  leur message dans un pays où l’information est très contrôlée et où des  journalistes soudanais et étrangers ont été arrêtés ces dernières semaines.

Algerie – ennaharonline

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