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Poursuite des combats à la frontière entre les deux Soudans

Les combats se  poursuivaient mercredi à la frontière entre les deux Soudans, où le Sud  continue d’accuser le Nord de bombardements aériens.    L’armée sud-soudanaise (SPLA) a pris des positions sur le champ pétrolier  de Heglig, revendiqué par les deux pays et pris par Juba à Khartoum mardi, a  affirmé Mac Paul, vice-directeur des renseignements militaires sud-soudanais.    "La SPLA tient ses positions à Heglig et les bombardements continuent (…)  il y a eu des bombardements toute la nuit," a-t-il déclaré à l’AFP depuis  Bentiu, capitale de l’Etat sud-soudanais d’Unité, province frontalière riche en  pétrole.    Mardi, une journaliste de l’AFP qui se trouvait avec des troupes  sud-soudanaises à Tashwin, village situé à une cinquantaine de km au nord de  Bentiu et à l’est de Heglig en zone frontalière, avait déjà entendu des tirs  d’artillerie lourde.    Selon elle, un bombardier soudanais a survolé la zone tout l’après-midi.    Dans le même temps, d’importants mouvements de troupes sud-soudanaises se  déroulaient près de la frontière, en direction de Heglig. Face à ce qu’il  considère comme une agression dans son Etat du Kordofan-Sud, le Soudan a promis  mardi soir de réagir "par tous les moyens".    A son indépendance en juillet, le Sud a hérité des trois quarts des  réserves pétrolières du Soudan d’avant sécession. Mais Heglig assure une grande  part de ce que le Nord produit encore.    Depuis la partition du Soudan, le pétrole reste une source de conflit  majeure entre les deux voisins : Juba et Khartoum se disputent des zones riches  en brut et ne parviennent pas à s’entendre sur les frais de passage que le Sud  doit payer au Nord pour exporter sa production.    Les combats dans les régions de Heglig et Tashwin ont commencé fin mars.  Juba et Khartoum se sont alors livré des combats d’une ampleur sans précédent  depuis l’indépendance du Sud, avec raids aériens, interventions de chars,  artillerie lourde.    Chaque partie accuse l’autre d’avoir lancé l’offensive et de poursuivre  l’agression. Les tensions sont telles que la communauté internationale craint  un nouveau conflit entre les deux voisins, qui, avant des accords de paix en  2005, se sont déchirés dans des décennies de guerre civile.
 
 
 
 

   Algerie – ennaharonline

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