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Présidentielle: Bouteflika à la recherche d'une "majorité écrasante"

  •    "Votez, votez même contre moi, mais votez", fut son leitmotiv durant sa campagne électorale marathon à travers 38 wilayas (départements).
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  •    Un message aux 20,6 millions d’électeurs relayé par les partis, organisations ou associations le soutenant, qui ont tenu 8.000 réunions publiques dans tout le pays, sans incidents.
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  •    M. Bouteflika, élu en 1999 et réélu en 2004, entend en effet asseoir sa légitimité à l’issue de ce scrutin boycotté par l’opposition traditionnelle qui le juge "gagné d’avance", par un score au moins égal aux 84,99% des voix obtenues il y a cinq ans.
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  •    "Un président qui n’est pas élu à une majorité écrasante n’est pas un président", avait-il lancé dès l’annonce de sa candidature.
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  •    Le spectre d’une forte abstention hante aussi ses cinq adversaires qui, malgré des moyens financiers qu’ils jugent "dérisoires", n’ont cessé d’appeler les Algériens à voter, promettant de mettre fin à la corruption, au clientélisme, à l’injustice sociale et à l’inégalité dans la répartition des richesses.
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  •    "Aucun vainqueur ne peut sortir des urnes dès le 1er tour avec 50% des voix car j’ai vu l’ampleur de la colère" du peuple, a dit mercredi Djahid Younsi (El Islah, islamiste modérée), sans jamais citer nommément M. Bouteflika.
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  •    Louisa Hanoune, dirigeante du Parti des travailleurs (PT, trotskiste), seule femme à se présenter, est aussi l’unique candidate pouvant se prévaloir d’une assise politique et d’un programme qu’elle défend depuis de longues années. Mais elle n’a obtenu que 1% des suffrages en 2004.
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  •    Moussa Touati, président du Front national algérien (FNA, nationaliste), Mohamed Saïd (Parti de la Justice et liberté, PJL, islamique modéré) et Ali Fawzi Rebaïne (AHD-54, nationaliste, 0,63% en 2004), ont eux aussi vertement critiqué les moyens mis à la disposition "d’un seul candidat". 
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  •    Face à ces adversaires, M. Bouteflika a eu beau jeu de mettre en avant ses dix ans passés à la tête de l’Etat, promettant la "stabilité et la continuité" avec un nouveau plan de développement de 150 milliards de dollars sur 5 ans, trois millions d’emplois et la construction d’un million de nouveaux logements.
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  •    Le ministre de l’Intérieur a affirmé, pour contrer toute accusation d’éventuelles fraudes, que "le système électoral garantissant la transparence et le respect des résultats du vote (était) assuré".
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  •    Il a souligné la présence en Algérie d’observateurs de l’Union africaine, de l’Organisation de la conférence islamique, de la Ligue arabe. L’ONU a pour sa part envoyé une "mission de suivi", chargée de faire un rapport au secrétaire général, Ban Ki-moon.
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  •    Un dispositif "adapté" a d’autre part été mis en place pour assurer la sécurité des électeurs durant le scrutin, a ajouté M. Zerhouni, interrogé sur la lutte contre les islamistes armés d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), toujours actifs dans certaines régions. 
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  •    Les forces de sécurité ont "ces derniers mois abattu 10 importants chefs terroristes, capturé huit autres, alors que six se sont rendus", a-t-il dit.
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  •    M. Bouteflika a évoqué durant sa campagne un référendum sur une éventuelle amnistie générale en faveur des islamistes qui se "rendraient définitivement".
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  •    Une initiative qui vise à conforter sa politique de réconciliation nationale, qui a déjà entraîné la reddition de plusieurs milliers de ces djihadistes depuis 1999.
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  • Ennaharonline/ AFP  

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