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Présidentielle et politique sociale

  •    Le peuple vit une véritable misère et seul un changement peut redonner vie aux Algériens, notamment aux jeunes qui souffrent du chômage et ne pensent qu’à l’émigration clandestine, a ainsi affirmé Ali Fawzi Rebaïne, candidat du parti Ahd 54 (serment 54, nationaliste).
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  •    Si le peuple endure la pauvreté dans un pays riche, la faute en incombe aux responsables qui ne savent pas gérer le budget et sont coupables de faillite, a-t-il ajouté, en référence aux quelque 140 milliards de dollars que l’Algérie avait en réserve fin 2008 grâce à ses exportations de pétrole et de gaz.
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  •    Selon les chiffres officiels, le taux du chômage s’est établi à 11,3% en 2008, contre 13,8% l’année précédente.
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  •    Les adversaires du président sortant contestent autant ses chiffres que ses méthodes, M. Bouteflika ayant annoncé un plan de relance économique devant aboutir à la création de trois millions d’emplois durant les cinq prochaines années.
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  •    Si on veut créer trois millions d’emplois, cela veut dire que le taux de chômage est beaucoup plus important qu’on le dit, et que les chiffres ont été falsifiés, affirme Louisa Hanoune, candidate du Parti des travailleurs (trotskiste). 
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  •    Les chiffres du gouvernement sur le taux du chômage dans notre pays sont très loin de refléter la réalité, renchérit Djahid Younsi, candidat islamiste, citant 30% de chômeurs dans certaines villes. 
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  •    Pour les adversaires du président sortant, la jeunesse algérienne paye les conséquences d’une société en crise.
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  •    Le chômage mène inexorablement à la marginalisation, estime Djahid Younsi, dont 75% du programme est dédié aux jeunes, confrontés à une absence de perspectives d’avenir. 
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  •    Moussa Touati, candidat du Front national algérien (FNA, nationaliste) prône un développement sans la marginalisation d’une partie de la société, c’est à dire les jeunes. 
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  •    Le véritable développement doit être basé sur la justice, socle d’un Etat de droit véritable et le changement viendra avant tout d’une prise de conscience, a-t-il dit à Aïn Smara, près de Constantine (Est) 
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  •    Un développement jugé indispensable pour mettre fin à la tentation des Algériens d’émigrer en Europe.
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  •    Nos enfants meurent encore en mer, à la recherche d’une vie meilleure, alors que nos richesses sont dans les banques étrangères, s’est exclamé le candidat nationaliste à Jijel, à l’est d’Alger. 
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  •    Il dénonce également la politique d’importation de main d’oeuvre étrangère par l’intermédiaire de compagnies internationales spécialisées, qu’il accuse de blanchiment de capitaux, au détriment des Algériens sans travail.
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  •    Le FNA, dit-il, entend combattre la prébende et la corruption banalisée, ainsi que le népotisme et la hogra, terme algérien signifiant à la fois injustice, abus de pouvoir et mépris.
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  •    Pour ces candidats, qui n’ont que le temps de la campagne pour s’exprimer tant la victoire du président Bouteflika semble acquise, le salut passe notamment par des investissements dans l’agriculture et la diversification de l’économie algérienne, via le développement du tissu économique hors hydrocarbures.
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  •    Le Parti des travailleurs préconise de re-nationaliser des centaines d’entreprises après des privatisations incontrôlées qui ont mis à la porte 1,5 million de personnes. Le FNA entend pour sa part créer un tissu de petites et moyennes entreprises familiales.
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  • Ennaharonline/ AFP

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