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Présidentielle: les candidats prônent la diversification économique

  •    Le candidat de l’opposition islamique Mohamed Saïd préconise "le passage d’une économie de rente à une économie productive" et la diversification des exportations.
  •    Djahid Younsi, présenté par le parti El Islah (Réforme, islamique), souligne la nécessité d’instaurer "une économie diversifiée créatrice de richesses pour s’affranchir de la dépendance vis-à-vis des hydrocarbures".
  •    Ceux-ci représentent 98% des recettes en devises de l’Algérie, mais leur prix subissent le contrecoup de la crise économique mondiale.
  •    De son côté, Louisa Hanoune, candidate du Parti des travailleurs (PT, trotskiste), promet la nationalisation du secteur des hydrocarbures et des télécommunications ainsi que des aides aux agriculteurs ou le développement du tourisme de masse.
  •    Bien avant la campagne électorale, le gouvernement avait pointé du doigt la facture d’importation des céréales, du lait et des médicaments importés, qui a augmenté de près de 75% sur une année, passant de 4,49 milliards de dollars en 2007 à 7,82 milliards en 2008, selon les chiffres officiels.
  •    Les produits agroalimentaires ont de leur côté coûté 8 milliards de dollars en 2008 contre 2,5 milliards en 2003, "un chiffre dangereux", selon le ministre de l’Industrie Hamid Temmar.
  •    Il est "anormal que l’Algérie importe "de pays moins bien placés" des produits agricoles qu’elle devrait au contraire exporter, disait-il.
  •    Face à l’augmentation de la facture des produits pharmaceutiques importés (1,8 milliard de dollars en 2008), le gouvernement a interdit l’importation de plus de 400 médicaments déjà fabriqués localement, et obligé les laboratoires pharmaceutiques étrangers désirant commercialiser leurs produits en Algérie à investir dans la production sur place.
  •    La tâche du gouvernement n’est cependant pas facile, estime le président du Forum des chefs d’entreprises (FCE, plus importante organisation patronale), Réda Hamiani.
  •    "Nous avons un marché trop ouvert, des consommateurs trop exigeants préférant le produit étranger au local, une production locale de mauvaise qualité et un modèle de consommation de type occidental", a-t-il expliqué à l’AFP.
  •    Ces facteurs expliquent l’augmentation annuelle de 20% de la facture d’importation et le recul de la production nationale, selon M. Hamiani, qui préconise une mise à niveau des entreprises et la modernisation de l’appareil de production, "seule solution pour s’en sortir".
  •    L’Algérie, membre de la zone arabe de libre échange (Zale) depuis janvier, est liée depuis 2006 par un accord d’association avec l’Union européenne qui prévoit la mise en place d’une zone de libre échange entre les deux parties à l’horizon 2017.
  •    Président du premier groupe privé algérien par le chiffre d’affaires Cevital (agroalimentaire, industrie, construction, services), Issad Rebrab estime pour sa part que l’Algérie a le potentiel pour accéder au statut d’exportateur dans les secteurs agricole et industriel.
  •    "Le gouvernement doit libérer les initiatives et régler la question du foncier industriel et agricole", explique-t-il à l’AFP.
  •    Les patrons algériens et étrangers se plaignent souvent des difficultés d’accès au foncier industriel alors que le statut des terres agricoles appartenant à l’Etat n’a pas encore été tranché par le gouvernement.
  • Ennaharonline/ AFP  

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