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Présidentielle sous haute surveillance

  •    En prévision de cette élection qui devrait permettre au chef de l’Etat sortant Abdelaziz Bouteflika d’obtenir un 3e mandat, un dispositif de sécurité renforcé couvrira "tout le territoire national, en particulier les zones les plus sensibles", a déclaré dimanche le ministre de l’Intérieur Yazid Zerhouni.
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  •    "Comme à l’accoutumée, j’espère que nous serons à la hauteur" pour assurer la sécurité "des candidats, des bureaux de vote et des électeurs", a-t-il ajouté, en mettant un exergue "de grandes avancées dans la lutte antiterroriste" ces six derniers mois. 
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  •    Quelque 120 islamistes armés ont été tués par les services de sécurité depuis le 1er septembre 2008 en Algérie, parmi lesquels trois "importants chefs terroristes", "après un mois d’août marqué par des attentats à la bombe, à Tizi-Ouzou, Dellys et Boumerdès…", a-t-il dit.
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  •    L’Algérie avait vécu en août 2008 une vague d’attentats-suicide, dont le plus meurtrier avait fait 48 morts aux Issers, dans la région de Boumerdès (50 km au sud d’Alger), tous revendiqués par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
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  •    M. Zerhouni a ajouté que, durant la même période, "22 repentis" se sont rendus aux services de sécurité, "322 terroristes, dont beaucoup n’étaient pas armés mais directement impliqués dans des attentats, ont été arrêtés, et environ 150 armes saisies".
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  •    Si les attentats ont de fait sensiblement diminué d’intensité, les groupes armés mènent toujours des opérations ponctuelles sanglantes.
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  •    Le 23 février, une dizaine d’islamistes ont ainsi attaqué, utilisant un mortier artisanal, une base de la société algérienne de gardiennage SPAS à Ziama Mansouriah près de Jijel (360 km à l’est d’Alger), tuant neuf agents de sécurité.
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  •    Onze jours auparavant, sept personnes, dont un bébé et deux gendarmes, avaient péri dans l’explosion de deux bombes à Foum El-Metlag (sud-est), région qui n’avait pas connu d’attentat aussi meurtrier depuis août 2008.
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  •    A chaque attentat, les forces de sécurité répliquent par de vastes opérations de ratissage dans les sanctuaires des islamistes, surtout dans les régions de Kabylie montagneuses, boisées et difficiles d’accès.
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  •    "Ces groupes très mobiles ne comportent souvent que trois ou quatre membres, et il n’est pas facile de découvrir leurs caches", dit un spécialiste des questions sécuritaires sous couvert de l’anonymat.
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  •    Parallèlement à ces opérations, les services de renseignement semblent toutefois jouer un rôle accru dans la lutte contre les groupes radicaux, notamment contre les réseaux de soutien aux islamistes armés.
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  •    Une "meilleure pénétration des réseaux de soutien au terrorisme et des groupes terroristes" est la "preuve d’une évolution des techniques de renseignement", a dit le ministre.
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  •    La vie quotidienne des automobilistes en Algérie, qui vit sous l’état d’urgence depuis 1991, début d’une "décennie noire" marquée par des violences islamistes qui ont fait officiellement 150.000 morts, est jalonnée de barrages fixes ou inopinés, sur les grands axes routiers ou aux abords des villes, notamment Alger.
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  •    Munis parfois d’appareils détecteurs d’explosifs, les forces de l’ordre filtrent les voitures, fouillant certaines et contrôlant les identités.
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  •    Selon M. Zerhouni, la police algérienne compte 160.000 membres et l’objectif est de porter à court terme son effectif à 200.000.
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  • Ennaharonline/ AFP

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