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Présidentielle: vague de réprobation contre un parti d'opposition

  •    Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD, laïc), qui rejette les conditions de la campagne électorale, a hissé jeudi sur le bâtiment de son siège à Alger un drapeau noir à la place de l’emblème national, pour faire du 9 avril une journée de deuil, a expliqué vendredi à l’AFP un responsable de ce parti.
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  •    Le drapeau noir est une manière de protéger l’emblème national des méthodes malsaines utilisées durant la campagne électorale, a précisé Rabah Boucetta, responsable au RCD.
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  •    La Commission politique nationale de surveillance de l’élection présidentielle (CPNSP) a condamné l’initiative du RCD, estimant que ses responsables font de la surenchère au nom du nationalisme, de la démocratie et de la protection des symboles de l’Etat et des fondements de la nation.
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  •    Les responsables de ce parti ont ainsi délibérément porté atteinte à l’un de ces symboles en ôtant l’emblème national et en hissant un drapeau noir, selon cette commission qui dénonce un acte absurde et irresponsable.
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  •    De son côté, la centrale syndicale de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), qui soutient la candidature du président sortant Abdelaziz Bouteflika, grand favori du scrutin, s’est déclarée profondément consternée et indignée par l’acte inqualifiable commis par le RCD.
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  •    Le RCD, qui a gelé ses activités officielles jusqu’à la tenue de la présidentielle, a dénoncé dans un communiqué transmis à l’AFP les conditions de déroulement de la campagne électorale, qui continue de traduire au quotidien le coup d’Etat du 12 novembre 2008.
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  •    C’est à cette date qu’a été adoptée une révision de la Constitution permettant à M. Bouteflika de briguer un 3e mandat. 
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  •    Le RCD a notamment dénoncé l’utilisation des moyens de l’Etat durant la campagne électorale au profit du candidat officiel. Le trésor public est transformé en cagnotte personnelle, écrit le RCD dans son communiqué.
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  •    Outre le RCD, le Front des forces socialistes (FFS), du chef historique Hocine Aït Ahmed, a également appelé dès février les Algériens à un acte révolutionnaire en boycottant activement le scrutin du 9 avril.
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  •    Ce parti a organisé jeudi une marche à Tizi Ouzou, principale ville de Kabylie, à 110 km à l’est d’Alger qui a rassemblé quelque 5.000 personnes, selon les organisateurs, 1.500 selon la police, d’après des comptes-rendus de presse.
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  •    Une marche similaire a eu lieu, également à l’appel du FFS, le même jour à Bejaia (260 km à l’est d’Alger), en Petite Kabylie, où des milliers de manifestants ont sillonné les rue de la ville en brandissant des cartons rouges, en signe de rejet du scrutin du 9 avril, selon El Watan du vendredi (francophone, indépendant).
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  •    Il s’agit des premières manifestations de rue de l’opposition depuis plusieurs années dans cette région qui a connu des émeutes sanglantes au printemps 2001.
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  • Ennaharonline/ AFP 

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