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Quatorze personnes tuées dans des violences en Irak

Quatorze personnes ont été tuées  samedi en Irak, dont huit dans des bombardements sur Fallouja, une ville de  l’ouest de l’Irak contrôlée depuis plusieurs semaines par des insurgés armés,  selon des sources hospitalières.    Plus de 800 personnes sont mortes depuis le début de l’année dans les  violences dans le pays, notamment dans les affrontements qui font rage ces  dernières semaines entre insurgés armés et forces gouvernementales dans la  province sunnite d’al-Anbar, dans l’ouest du pays.    Le nombre de morts pour janvier est d’ores et déjà trois fois supérieur au  bilan de janvier 2013.    Des bombardements ont frappé tard vendredi soir le quartier de Nazal, dans  le sud de Fallouja, et se sont poursuivis dans la nuit, tuant huit personnes,  dont un enfant, et blessant sept autres, a indiqué Ahmed Shami, un médecin du  principal hôpital de cette ville, située à 60 km à l’ouest de Bagdad.   Des habitants de Fallouja, qui est notamment aux mains des hommes de l’Etat  islamique en Irak et au Levant (EIIL, lié à Al-Qaïda), ont accusé les forces  gouvernementales d’être derrière les bombardements mais des responsables du  ministère de la Défense ont nié toute responsabilité.    Les forces gouvernementales tentent de reprendre aux insurgés Fallouja,  ainsi des quartiers de celle de Ramadi, à 100 km à l’ouest de Bagdad.    L’ONU a annoncé vendredi que plus de 140.000 personnes avaient fui les  combats dans cette province, le plus important déplacement de population en  Irak depuis les violences confessionnelles des années 2006-2007.    Des diplomates, dont le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, ont appelé  les autorités à oeuvrer en faveur d’une réconciliation nationale, les insurgés  étant enhardis par le mécontentement de la minorité sunnite qui s’estime  discriminée par le gouvernement dominé par les chiites.    Ailleurs dans le pays, des tirs d’obus de mortier ont frappé Jaizan, un  village chiite au nord de Baqouba (60 km au nord-est de Bagdad), tuant six  personnes, dont deux femmes et un jeune garçon, et blessant deux autres, selon  une source médicale.    Baqouba est le chef-lieu de la province de Diyala, l’une des plus instables  du pays.    Des insurgés ont par ailleurs bombardé au nord de la capitale un pont  stratégique reliant Bagdad à Kirkouk et aux provinces du nord, selon des  responsables.    Une partie du pont a été complètement détruite et cinq personnes qui le  traversaient en voiture ont été blessées.    Le conflit à al-Anbar et le niveau élevé des violences dans le pays,  alimenté par une profonde crise politique, constituent les menaces les plus  importantes pour le Premier ministre Nouri al-Maliki, à l’approche des  élections prévues en avril. 
 

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