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Quatre djihadistes libérés en échange de Lazarevic (ministre malien)

Ces libérations ont suscité l’incompréhension au sein de l’opinion publique au Mali, ces quatre hommes se revendiquant du jihadisme ou étant notoirement proches des groupes combattus par les forces françaises depuis janvier 2013 au sein de l’opération Serval, remplacée en août par l’opération Barkhane.

Dans un communiqué mercredi, plusieurs partis d’opposition ont dénoncé "une promotion de l’impunité qui ne crédibilise pas la lutte contre le terrorisme", estimant que le régime du président Ibrahim Boubacar Keïta, dit "IBK", élu en août 2013, "fait peu de cas de la justice, des victimes et de leurs familles".

Selon le responsable Afrique de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), Florent Geel, les autorités maliennes "n’ont pas eu le choix" de s’opposer à ces libérations, à titre de monnaie d’échange et "l’ont fait sous la pression française".

Saouti Haïdara, éditorialiste et patron du journal privé L’Indépendant, évoquait vendredi "un +deal+ salutaire pour le Mali" mais aussi pour le président français François Hollande, très impopulaire dans son pays.

Pour avoir engagé militairement la France au Mali, "Hollande sait combien notre pays est débiteur vis-à-vis de lui. Qui plus est, la sécurité du Mali et du Sahel occidental dépend actuellement de la France davantage que de toute autre force", a écrit M. Haïdara.

La liquidation de Tilemsi "semble un bon début de matérialisation du deal convenu entre Hollande et IBK", remarque-t-il, concluant que "si cette tendance se confirmait dans les jours et semaines à venir, l’échange des terroristes contre Serge Lazarevic aura été tout bénéfice pour le Mali".

    

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