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Rabat affiche sa fermeté et appelle l'ONU à la sagesse

Le Maroc a réaffirmé mardi son "rejet  catégorique" d’un élargissement du mandat de la mission de l’ONU au Sahara  occidental (Minurso) à la question des droits de l’Homme, et appelé le Conseil  de sécurité à faire preuve de "sagesse".    Selon des sources proches des négociations,  les Etats-Unis veulent que  l’ONU puisse enquêter sur les atteintes aux droits de l’Homme dans l’ex-colonie  espagnole, et entendent soumettre un projet de résolution en ce sens au Conseil  de sécurité à l’occasion du renouvellement du mandat de la Minurso, d’ici la  fin du mois.    Une telle initiative est "une atteinte à la souveraineté nationale" du  royaume, a déclaré Mustapha Khalfi, ministre de la Communication et  porte-parole du gouvernement, à des agences de presse internationales dont  l’AFP, estimant qu’elle aurait "des conséquences néfastes sur la stabilité de  la région".    "Nous comptons sur la sagesse des membres du Conseil de sécurité", a-t-il  fait valoir.    Il a estimé que "ce type d’initiative partiale et unilatérale" est  "injustifiée car elle ne prend pas en considération l’ensemble des efforts de  promotion des droits de l’Homme du Maroc".    S’il a refusé de nommer l’initiateur de la démarche, M. Khalfi a qualifié  de "stratégiques" les relations de son pays avec les Etats-Unis.    Par ailleurs interrogé sur le rôle que pourrait jouer la France, proche  allié du Maroc et membre permanent du Conseil de sécurité, il a signalé que  Rabat discutait "avec l’ensemble des acteurs", sans autres détails.    "L’urgence de la situation dans la région nous oblige (…), et il y a  nécessité de préserver l’esprit de compromis", a-t-il encore plaidé, dénonçant  une tentative d’"instrumentalisation des droits de l’Homme".    Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon et son envoyé personnel  Christopher Ross ont récemment insisté sur l’urgence d’une solution au Sahara  occidental en raison de l’instabilité au Sahel. M. Ross doit présenter un  nouveau rapport au Conseil de sécurité le 22 avril.    Rabat propose une large autonomie pour le Sahara occidental, mais les  indépendantistes du Polisario, soutenus par Alger, réclament un référendum  d’autodétermination.    La Minurso surveille le cessez-le-feu depuis 1991. L’an dernier, le Conseil  de sécurité avait prolongé son mandat d’un an, tout en demandant au Maroc  "d’améliorer la situation des droits de l’Homme" dans le territoire. 

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