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Raid aérien mauritanien contre AQMI

  •    "Trois véhicules transportant des terroristes" ont été détruits lors de cette opération, a affirmé à l’AFP un responsable militaire mauritanien, faisant état de victimes parmi les occupants, dont une femme présentée comme "l’épouse d’un terroriste".
  •    Des témoins au Mali ont affirmé qu’au moins deux femmes avaient été tuées et quatre hommes grièvement blessés lors d’un raid mené par un avion militaire mauritanien, au nord-ouest de Tombouctou (nord du Mali).
  •    "Je suis actuellement à l’Hôpital de Tombouctou. Deux femmes de notre région sont mortes et quatre hommes sont blessés, après les tirs d’un avion mauritanien ce matin sur leur véhicule", a affirmé à l’AFP Mohamed Lamine Ould Sidate, maire de la localité de Ber, située à 60 km au nord de Tombouctou.
  •    Une information confirmée à l’hôpital de Tombouctou, où un membre du personnel a précisé qu’une des femmes était "très jeune".
  •    Une source sécuritaire malienne a parlé de "bavure" de l’armée mauritanienne.
  •    La France, qui soupçonne Aqmi d’avoir commandité le rapt jeudi au Niger de cinq Français et deux Africains, a assuré que ces combats étaient "indépendants de l’enlèvement des employés du groupe français Areva" sur le site d’extraction d’uranium d’Arlit.
  •    Evoquant l’intervention de l’aviation de son pays, le responsable militaire mauritanien a déclaré que c’était "la poursuite logique de l’intervention engagée par nos forces armées après avoir repéré une bande de terroristes à bord d’une colonne de véhicules armés qui se déplacaient vers notre frontière" avec le Mali.
  •    Des combats meurtriers avaient opposé vendredi et samedi l’armée mauritanienne et des unités d’Aqmi dans la région de Tombouctou (nord-est du Mali).
  •    Des zones d’ombre entourent ces combats entre Aqmi et l’armée mauritanienne qui, pour la deuxième fois depuis juillet, s’est aventurée dans le désert malien pour y affronter les islamistes armés.
  •    Samedi soir, le ministère de la Défense diffusait un premier bilan officiel des opérations: 12 morts et un nombre indéterminé de blessés dans le camp d’Aqmi, six morts et huit blessés dans les rangs de l’armée.
  •    Une source algérienne dans la région a affirmé de son côté à l’AFP que l’armée mauritanienne aurait perdu "au moins 15" soldats.
  •    Un lieutenant de l’islamiste algérien Abdelamid Abou Zeid, Yahya Abou Hamame, dirigeait les combats, côté Aqmi, contre l’armée mauritanienne, selon des sources régionales.
  •    Abou Zeid serait responsable de l’assassinat en mai 2009 de l’otage britannique Edwin Dyer et de la mort de l’otage français Michel Germaneau en juillet 2010.
  •    La France "fera tout pour retrouver ses otages" enlevés au Niger, a déclaré dimanche le porte-parole du gouvernement français, Luc Chatel, interrogé sur la possibilité d’une "action militaire" pour tenter de les libérer.
  •    Le 22 juillet, des militaires français avaient participé à un raid mauritanien contre une base d’Aqmi au Mali, pour tenter de libérer Michel Germaneau dont la mort avait été annoncée trois jours plus tard par Aqmi.
  •    Cette fois-ci, Paris assure qu’il n’y avait "pas de forces françaises sur le terrain". Mais des observateurs font valoir que la France pourrait avoir appuyé l’armée mauritanienne de différentes manières.
  •    Dimanche, la question de la sécurité des employés d’Areva sur le site d’Arlit a été évoquée. Une porte-parole du groupe a affirmé que les 150 agents chargés de la sécurité du personnel d’Areva n’étaient pas armés, la sécurité devant être assurée par des militaires et gendarmes nigériens.
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  • Ennahaonline

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