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Ramadhan: nouvelles mesures pour maîtriser les prix des produits alimentaires

Algérie-Le ministre du Commerce, Saïd Djellab a indiqué, lundi à Alger, que de nouvelles mesures avaient été prises pour une meilleure maitrise des prix des produits alimentaires durant le mois de Ramadhan.

Invité au Forum de la Chaine 3 de la Radio nationale, le ministre a affirmé que « toutes les mesures ont été prises pour bien accueillir le mois sacré », appelant les citoyens à éviter le gaspillage durant ce mois.

Parmi les nouvelles mesures, le ministre a cité l’ouverture de marchés mobiles à travers les différentes wilayas du pays, à raison de 2 à 3 marchés par wilaya.

Les prix bas des produits disponibles au niveau de ces marchés, qui entreront en service 4 jours avant le début du mois sacré, permettront de faire baisser les prix, d’autant que Ramadhan connaitra cette année une abondance de légumes et fruits.

Outre la mobilisation de 8.000 agents d’inspection et de contrôle qui seront présents au niveau des marchés, il a été mis en place un nouveau système d’information permettant aux services du ministère d’accéder quotidiennement, à travers les différentes wilayas, aux informations concernant les prix avant 10:00. En vertu de ce système qui sera lancé prochainement, le ministère pourra intervenir en cas de doute sur une spéculation sur un produit donné.

Ramadhan 2018

Djellab a rappelé, dans ce sens, l’existence de 1.600 marchés de proximité et 46 marchés de gros (légumes et fruits) à travers le territoire national, révélant que son ministère comptait prendre en charge, à l’avenir, l’organisation des marchés hebdomadaires.

Répondant à une question sur l’importation des viandes, le ministre a indiqué que cette opération était ouverte à tous les importateurs, pour peu qu’ils aient une autorisation délivrée par les services agricoles, ajoutant que l’approvisionnement du marché en viandes sera suffisant durant le mois sacré.

Pour ce qui est du lait, le ministre du Commerce a affirmé que le problème d’approvisionnement avait été « entièrement réglé » grâce à l’augmentation des importations de la poudre de lait et aux mesures prises par le ministère de l’Agriculture, ajoutant que cette amélioration n’empêchera pas son ministère d’examiner la chaine de distribution pour pouvoir déterminer les dysfonctionnements éventuels.

Par ailleurs, et en réponse à une question sur le marché automobile, le ministre a révélé que l’étude menée par son ministère sur les intervenants sur ce marché et les prix appliqués « sera prête dans une dizaine de jours ».

Les prix ont été exagérément augmentés

Concernant les mesures à prendre par le ministère en cas d’augmentation exagérée des prix, M. Djellab a répondu qu' »une fois les informations collectées, nous verrons si les prix ont été exagérément augmentés ».

Stratégie quinquennale pour l’exportation et l’activation du rôle du Fonds de promotion des exportations (FSPE)

S’agissant du dossier de l’exportation, le ministre a révélé l’élaboration par son département ministériel d’une stratégie nationale quinquennale pour encourager et diversifier les exportations hors hydrocarbures, qui entrera en vigueur début 2019 et s’étalera jusqu’à 2023.

Cette stratégie accorde la priorité à l’exportation des produits de huit (08) secteurs, à savoir l’industrie agroalimentaire, les produits agricoles, les matériaux de construction, les produits pharmaceutiques, le papier et l’électronique.

« Nous aurons, en début 2019, un programme pour les exportations des produits alimentaires et agricoles », a-t-il annoncé, dans le cadre de cette stratégie à laquelle trois ateliers ont été consacrés sous la supervision du Centre du Commerce International de Genève.

Cette stratégie s’appuie sur l’activation des conseils d’affaires entre l’Algérie et ses partenaires, la révision de l’orientation des exportations, la révision du calendrier et les destinations des salons commerciaux auxquels l’Algérie prend part, en ciblant les pays africains en premier lieu.

Concernant le Fonds spécial pour la promotion des exportations (FSPE), une étude est en cours pour l’introduction d’outils efficaces en vue de renforcer les exportations.

« Il est inconcevable que l’exportateur attende deux ou trois ans avant d’être remboursé par le FSPE », a-t-il soutenu.

Parmi les réformes touchant la mission du FSPE, nous citons entre autres, le soutien direct en faveur des exportateurs, la prise en charge des études de marchés par le Fonds et la création « de cellules de veille » pour l’exportation.

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