En direct

Ramtane Lamamra : les conditions « mûres » pour la paix au Nord-Mali

   "Les conditions sont de plus en plus mûres pour l’avancée vers la paix" dans le Nord du Mali, a déclaré M. Lamamra, à l’ouverture d’une réunion de six pays du Sahel, consacrée à la situation dans cette région.

   Outre les représentants de l’Algérie, du Mali, du Niger, du Burkina Fasso, de Mauritanie et du Tchad, le chef de chef de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma), Bert Koenders, et le Haut Représentant de l’Union africaine (UA) pour le Mali et le Sahel, Pierre Buyoya, ont assisté à la rencontre.

   "Il y a une très nette volonté des hauts responsables des mouvements du Nord du Mali à travailler pour la paix", a ajouté M. Lamamra.

   Cette réunion intervient à l’issue de consultations préparatoires qui ont réuni depuis le 5 juin à Alger les dirigeants de tous les mouvements du Nord du Mali.

   Ces consultations ont abouti le 9 juin à l’adoption de la "déclaration d’Alger" par le Mouvement national de libération de l’azawad (MNLA), le Haut conseil pour l’unité de l’azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’azawad (MAA), trois groupes signataires de l’accord de cessez-le-feu.

   Dans ce document, les trois mouvements ont réaffirmé leur volonté de s’engager dans le dialogue inter-malien "inclusif". 

   Ces consultations ont pris fin samedi par la signature d’une "plateforme préliminaire" par le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), la Coordination pour le peuple de l’Azawad (CPA) et la Coordination des Mouvements et fronts patriotiques de résistance (CM-FPR.

   Ces groupes se sont engagés à dialoguer avec Bamako pour trouver une solution définitive à la crise, selon ce document.

   De son côté, le ministre malien des Affaire étrangères Abdoulaye Diop a réitéré "la volonté ferme du président Malien Ibrahim Boubacar Keïta de faire avancer le processus de paix, de dialogue et de réconciliation à l’effet d’aboutir à un accord de paix définitif dans les plus brefs délais".

   L’Algérie, qui partage avec le Mali une longue frontière traversée de part et d’autre par des jihadistes, joue les médiateurs dans le conflit malien.

   Une intervention militaire internationale au Mali, toujours en cours, a débuté en janvier 2013, à l’initiative de la France, pour libérer le Nord du pays de l’emprise de groupes islamistes. AFP

commentaires

commentaires

Voir plus

Articles en lien

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *