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Réchauffement climatique: temporiser n'est pas une option, avertit Merkel

 
 La chancelière allemande Angela Merkel a  averti la communauté internationale contre toute temporisation dans la lutte  contre le réchauffement climatique à l’ouverture d’une réunion internationale  lundi à Berlin.    "Attendre n’est pas une option" car "ne rien faire ne signifie pas  seulement que rien ne se passe, mais ne rien faire signifie que le coût (du  réchauffement climatique) sera beaucoup, beaucoup plus élevé", a déclaré la  chancelière au premier jour du "Dialogue de Petersberg", qui se déroule lundi  et mardi.    Cette réunion informelle annuelle avait été lancée en 2010 après l’échec du  sommet de Copenhague fin 2009. Elle réunit cette année 35 pays représentant  environ 80% des émissions de CO2 mondiales.    La chancelière a rappelé que lors de la dernière conférence de l’ONU sur le  climat à Doha fin 2012, il avait été décidé qu’un accord sur la réduction des  émissions polluantes devait entrer en vigueur en 2020.    "Pour ne pas attendre la dernière minute, on a décidé que l’accord devait  être prêt en 2015", a rappelé la chancelière.     "Nous devons précisément réfléchir à ce que nous voulons réussir avant fin  2013, fin 2014 et fin 2015, si nous voulons réellement atteindre cet objectif",  a-t-elle ajouté.    "Je ne me fais pas d’illusions sur le travail qu’il reste encore à  accomplir", a-t-elle précisé, soulignant aussi que le chemin pourrait parfois  être ingrat.    Elle a cité l’exemple de la taxe sur les émissions de CO2 dans le trafic  aérien "avec laquelle on ne s’est vraiment pas fait d’amis".    Être "précurseur ne nous a pas vraiment valu de la gratitude, il nous a  plutôt valu d’être marginalisés et vus comme des rabat-joie", a complété Mme Merkel.    Mais l’UE doit garder ce rôle de précurseur, a-t-elle argumenté, plaidant  pour une réforme du marché européen des droits d’émission de CO2.     La Commission européenne souhaite un gel des nouveaux quotas d’émission,  pour faire remonter le prix de la tonne de CO2 sur le marché, actuellement  entre 3 et 4 euros, alors que l’UE tablait sur 15 euros. 

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