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Rencontre décisive de Trump et Poutine à Helsinki

Le président russe Vladimir Poutine et américain Donald Trump se retrouvent lundi à Helsinki au sud de la Finlande pour un sommet des plus décisifs.

Le président américain exprime dores et déjà l’espoir de nouer une relation personnelle avec le président russe qui n’a fait aucun commentaire avant que cette rencontre n’ait lieu, selon les médias.

A quelques heures de cette rencontre, le locataire de la Maison Blanche a donné le ton en attribuant les mauvaises relations entre Washington et Moscou à la « chasse aux sorcières » menée par le FBI qui enquête sur une présumée interférence russe dans la présidentielle américaine de 2016.

Dans une série de tweets matinaux dont il est coutumier, il a réservé ses critiques à son prédécesseur à la Maison Blanche, Barack Obama, accusé de ne pas avoir réagi assez tôt sur ce dossier. De la Syrie à la Crimée, nombre de diplomates et d’analystes redoutent  qu’il ne fasse une série de « concessions » à l’homme fort du Kremlin.

« C’est une bonne chose de se rencontrer. Je crois aux rencontres », a déclaré sur CBS le président américain, tout en assurant avoir des « attentes limitées ».

Donald et Melania Trump ont commencé la journée par un petit-déjeuner avec le président finlandais Sauli Niinistö et son épouse Jenni Haukio.

Vladimir Poutine, qui est attendu en fin de matinée après avoir assisté à Moscou à la final de la Coupe du monde, est lui resté laconique sur ses attentes, ses objectifs et sa stratégie. « L’état des relations bilatérales est très mauvais », a seulement concédé son conseiller Yuri Ushakov. « Nous devons commencer à les rétablir », a-t-il dit.

Entre autre dossiers, celui inhérent à la crise en Syrie figurera en bonne place dans les débats. Le président américain est impatient de prendre ses distances avec ce conflit et de retirer les troupes américaines présentes sur place.

La Russie est présente militairement sur place depuis 2015 en soutien au gouvernement syrien dans le combat contre les groupes terroristes.

Pour ce qui est de la Crimée, M. Trump entretient depuis plusieurs semaines l’ambiguïté, refusant d’exclure explicitement la reconnaissance de son annexion par la Russie.

Les deux dirigeants ont rendez-vous en début d’après-midi au palais présidentiel, au coeur de la ville portuaire qui a une longue tradition d’accueil de sommets Est-Ouest.

Au programme: un face-à-face avec leurs seuls interprètes, un déjeuner de travail avec leurs équipes et une conférence de presse commune.

Donald Trump comme ses prédécesseurs démocrates et républicains ont, bien sûr, déjà rencontré Vladimir Poutine. Mais le format de la rencontre, comme son timing, font du face-à-face d’Helsinki un rendez-vous à part.

Le sommet est la dernière étape d’un voyage d’une semaine en Europe. Une demi-douzaine de sénateurs démocrates l’ont exhorté à ne pas négocier seul à seul: « Il doit y avoir d’autres Américains dans la pièce », ont-ils lancé dans une lettre ouverte.

« Serai-je prêt ? Totalement prêt! », répond depuis plusieurs semaines Donald Trump. « Je me suis préparé toute ma vie pour ce genre de truc », lançait-il il y a quelques jours devant ses partisans dans le Montana.

C’est la quatrième fois que présidents américain et russe se donnent rendez-vous dans la capitale finlandaise. De ce point de vue, et de celui-ci seulement, Donald Trump et Vladimir Poutine s’inscriront dans la lignée de Gerald Ford et Léonid Brejnev (1975), George Bush et Mikhaïl  Gorbatchev (1990), Bill Clinton et Boris Eltsine (1997).

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