En direct

Renseignement militaire israélien: "Assad utilise des armes chimiques"

Un responsable du renseignement  militaire israélien a accusé mardi le régime du président syrien Bachar  al-Assad d’"utiliser des armes chimiques" face à la rébellion.    "Assad utilise des armes chimiques en Syrie", a affirmé le général Itaï  Brun, chef du département de recherche et d’analyse au sein de la division du  renseignement militaire de l’armée israélienne, dans des déclarations diffusées  sur le compte Twitter officiel de l’armée israélienne.    "Les pupilles qui se contractent, l’écume qui sort de la bouche et d’autres  signes que nous avons vus attestent de l’utilisation d’armes chimiques  mortelles", a indiqué le général Brun lors d’une intervention au cours d’une  conférence internationale sur la sécurité, dont la radio militaire a diffusé un  extrait.    "Quelles armes chimiques? Apparemment du sarin", a-t-il ajouté, sans  préciser comment ses services avaient réalisé ces observations.    Les agences de renseignement américaines enquêtent sur l’utilisation  éventuelle d’armes chimiques par le régime syrien contre les rebelles, évoquée  par des pays européens, a déclaré le 18 avril un haut responsable américain.    Selon certaines informations, un agent chimique "très suspect" pourrait  avoir été utilisé au cours de récents combats en Syrie, mais les services  ‘espionnage sont toujours en train d’évaluer ces informations et n’ont pas  encore tiré de conclusion, a expliqué à l’AFP ce responsable sous couvert  d’anonymat.    Il est possible que des armes chimiques aient été utilisées d’une manière  limitée et très "localisée", et non à une large échelle, a-t-il ajouté.    La semaine précédente, des diplomates à l’ONU ont confié sous le couvert de  l’anonymat que les pays occidentaux avaient des "preuves solides" que des armes  chimiques avaient été utilisées au moins une fois dans le conflit syrien, dont  le régime et la rébellion s’accusent mutuellement.    Selon le Washington Post et la revue Foreign Policy, qui citent des  responsables anonymement, la France et le Royaume-Uni ont informé le secrétaire  général de l’ONU Ban Ki-moon que des examens du sol, des entretiens avec des  témoins et des rebelles montraient que des agents neurotoxiques avaient été  utilisés dans et autour d’Alep (nord), de Homs (centre) et peut-être à Damas. 

Articles en lien

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Close