Monde

Répression sanglante en Libye

  •    La contestation a également frappé la Mauritanie et l’Algérie, deux pays du Maghreb où est né le mouvement de révolte populaire sans précédent dans le monde arabe qui a inspiré le reste des pays.
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  •    C’est en Tunisie que la révolte a démarré provoquant la chute le 14 janvier du président Zine al-Abidine ben Ali, suivi par l’Egyptien Hosni Moubarak tombé le 11 février sous la pression de la rue.
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  •    En Libye, où le colonel Mouammar Kadhafi est confronté à une contestation inédite en 42 ans de règne, la répression a fait 65 morts depuis le début du mouvement de révolte mardi, selon des sources libyennes.
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  •    La contestation semble se transformer en véritable insurrection dans l’est, surtout à Benghazi, bastion des opposants à 1.000 km à l’est de Tripoli, où 24 personnes ont péri vendredi dans les heurts entre manifestants et policiers, selon des sources hospitalières et un journal proche du réformiste Seïf al-Islam, fils du colonel Kadhafi.
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  •    L’organisation Human Rights Watch (HRW), se basant sur des sources médicales et des témoins, a fait état de son côté d’un bilan global de 84 morts, dont 55 à Benghazi mais aussi à Al-Baïda, à Ajdabiya et à Derna.
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  •    Au 5e jour de la contestation, le colonel Kadhafi, dont le départ est réclamé par les manifestants, n’a toujours pas fait de déclaration officielle.
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  •    Mais les comités révolutionnaires, pilier de son régime, ont menacé vendredi les protestataires d’une riposte "foudroyante".
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  •    HRW a décrit la répression comme "sauvage" et dénoncé "la brutalité de Mouammar Kadhafi face à toute contestation interne".
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  •    La capitale Tripoli est restée en revanche calme, où les partisans du régime ont aussi manifesté ces derniers jours.
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  •    Il était en outre toujours impossible d’accéder à Twitter et Facebook, par lequel ont transité les appels à la mobilisation, et les connexions aux autres sites étaient très lentes ou impossibles.
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  •    Dans le Golfe, le régime sunnite du petit royaume de Bahreïn était confronté à des manifestations demandant une libéralisation du système politique, avec la majorité chiite de la population se disant exclue.
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  •    Le royaume est d’une importance stratégique pour Washington, servant de QG à sa Ve flotte, chargée de surveiller les routes maritimes pétrolières dans le Golfe, soutenir les opérations en Afghanistan et contrer une éventuelle menace iranienne.
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  •    Des milliers de manifestants antigouvernementaux sont revenus sur la place de la Perle à Manama, épicentre de la contestation, où ils ont commencé à ériger des tentes, deux jours après la dispersion violente de leur sit-in.
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  •    Après le retrait des chars de l’armée de la capitale comme le demandait l’opposition, principalement chiite, les manifestants ont réoccupé la place. La police n’est pas intervenue, à l’exception d’un bref tir de grenades lacrymogènes sur l’un des axes conduisant à la place, faisant six blessés.
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  •    Le prince héritier, Salman ben Hamad Al-Khalifa, a ordonné à la police de "rester à l’écart des rassemblements", mais a aussi demandé aux manifestants de se disperser "pour éviter un affrontement".
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  •    L’opposition, qui a rejeté une offre de dialogue du prince héritier vendredi, exige la démission du gouvernement.
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  •    Pour leur part, les syndicats ont lancé un mot d’ordre de grève générale à partir de dimanche. Depuis le début du mouvement de contestation lundi, six manifestants ont été tués au total à Bahreïn.
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  •    Dans le sud de la péninsule arabique, au Yémen, un étudiant a été tué par balle lors d’une bataille rangée entre manifestants et partisans du régime à Sanaa, selon des témoins, alors qu’Aden, la grande ville du sud, a connu une nouvelle nuit d’émeutes où quatre manifestants sont morts vendredi dans les heurts. Les autorités ont démenti la mort de l’étudiant à Sanaa.
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  •    La contestation populaire s’amplifie contre le président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans et un allié des Etats-Unis dans la lutte contre Al-Qaïda.
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  •    Au total 11 personnes ont été tuées dans le pays, dont neuf à Aden, et des dizaines blessées depuis le début du mouvement le 13 février.
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  • Ennaharonline

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