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Résolution palestinienne à l'ONU: les consultations trainent en longueur

Juste avant le début d’une deuxième réunion du groupe arabe à l’ONU, l’ambassadeur palestinien Riyad Mansour a affirmé à des journalistes qu’il "s’efforçait toujours de soumettre un texte d’ici la fin de la journée" en vue d’un vote au Conseil de sécurité.

Les Etats-Unis ont menacé de bloquer une résolution en usant de leur droit de veto au Conseil.

L’ambassadrice jordanienne Dina Kawar a pour sa part expliqué que les discussions portaient toujours sur "quel texte proposer et comment le soumettre" aux 15 pays membres du Conseil.

Elle a laissé entendre que son pays, seul membre arabe du Conseil, souhaitait un texte "consensuel" et s’efforçait de convaincre les Palestiniens de ne pas risquer un veto américain en présentant leur texte "tel qu’il est actuellement".

Une rencontre entre Mme Kawar et les représentants des Etats-Unis, de France et du Royaume-Uni était prévue dans l’après midi après la réunion du groupe arabe. "C’est un long processus", a expliqué l’ambassadrice.

Plusieurs responsables palestiniens, comme le chef de la diplomatie Riyad al-Malki, ont affirmé que le texte palestinien "sera présenté aujourd’hui (mercredi) au Conseil de sécurité".

Mais il n’a toujours pas été formellement distribué et les Etats-Unis considèrent donc "prématuré de se prononcer", a déclaré mercredi un responsable du département d’Etat sous couvert de l’anonymat.

Même après le dépôt d’un texte il faudra encore quelques jours pour qu’il soit traduit et que les ambassadeurs du Conseil consultent leurs capitales en prévision d’un vote.

M. al-Malki a précisé que le texte palestinien était largement inspiré par les propositions françaises. C’est "le projet français qui a été amendé avec les observations (…) palestiniennes", a-t-il indiqué.

Il n’a pas indiqué si le projet inclura une clause sur une date butoir pour la fin de l’occupation israélienne, que les Palestiniens réclament d’ici deux ans.

Washington martèle qu’un accord de paix ne peut résulter que de négociations directes, et non d’une initiative unilatérale à l’ONU et a menacé de bloquer la résolution.

Mais les Palestiniens semblent d’autant plus impatients d’en découdre que la tournée diplomatique du secrétaire d’Etat américain John Kerry n’a débouché sur aucune ouverture.

En pleine campagne pour les élections israéliennes du 17 mars, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejeté tout ultimatum et a accusé les Européens d’avoir pris fait et cause pour les Palestiniens.

AFP

    

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