Société

Restaurer plus de 11 000 constructions anciennes

Un vieux bâti constitué 11.043 constructions anciennes a été expertisé à Annaba dans le cadre d’une étude diagnostique préalable à sa réhabilitation et à sa restauration dans le respect du caractère patrimonial des bâtiments. Les constructions expertisées représentent quelque 80 % des vielles constructions recensées dans 12 quartiers de cette ville, parmi lesquels "la place d’armes" qui totalise 2.405 vielles bâtisses dont 71 menacent ruine, à indiqué à l’APS le directeur de l’Office communal de restauration et d’aménagement de la vieille ville d’Annaba (OCRAVA), Faouzi Fedji. Outre le vieux bâti servant d’habitations, l’ancien quartier de "la place d’armes", qui s’étend sur 17 hectares au cœur de la ville d’Annaba et classé en 2013 en tant que zone protégée, comprend également un important patrimoine religieux dont la mosquée du Bey, remontant à 1792, et la mosquée Abou Merouane, érigée en 1033, figurant toutes deux dans le patrimoine national protégé. Parmi les bâtisses expertisées figurent des immeubles érigés antérieurement au 19ème siècle, des propriétés privées pour la plupart, situées notamment Cours de la Révolution (ex-Cours Bertagna), où 1.322 vieux immeubles sont inventoriés, cités Sidi-Brahim et Oued Edhahab qui abritent respectivement 1.559 et 1.549 constructions, La Colonne (1.427 bâtisses), Didouche-Mourad (1.098) et Beni M’haffer (148).Le reste des vieilles constructions est réparti entre les quartiers Port-Saïd, Belaïd-Belkacem et Seybouse.  Fedji a également fait par d’une première opération de réhabilitation et de restauration qui a été réalisée entre 2005 et 2009 dans deux vieilles constructions. La première à touché la "Maison du Cadi", qui abrite actuellement le siège de l’OCRAVA et une annexe de l’état-civil, tandis que la seconde, a concerné un bien privé connu sous le nom de "Maison Larkeche", un modèle remarquable du style architectural arabo-musulman. Cette dernière demeure, constituée d’un immeuble principal et d’une construction annexe, avait servi durant la période d’occupation de siège à une administration coloniale. Elle enferme de précieux vestiges dont une mosaïque authentique. Cette année 2014 verra le lancement d’une vaste opération de réhabilitation et de restauration de la vieille ville de Annaba, sur la base des expertises effectuées, a ajouté M. Fedji, estimant nécessaire, dans ce contexte, la revivification, dans ces quartiers anciens, des métiers traditionnels, comme la ciselure du cuivre ou la sculpture sur bois qui vont de pair avec la restauration du vieux bâti.

commentaires

commentaires

Articles en lien

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Le contenu est protégé !!