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Revers de l'opposition syrienne dans ses efforts d'unification

      La Coalition nationale de l’opposition  syrienne a connu un sérieux revers dans ses efforts d’unification des opposants  au régime de Damas avec le fiasco tôt lundi d’un vote sur son élargissement à  de nouveaux membres, qui laisse planer le doute sur sa participation à la  conférence internationale de paix Genève-2.    Après quatre jours de pourparlers difficiles à Istanbul pour définir une  liste de 22 nouveaux entrants, les membres de la Coalition, qui constitue le  principal groupe de l’opposition syrienne, ne sont parvenus à ratifier  l’accession que de huit d’entre eux, a affirmé à la presse Khaled Saleh, un  porte-parole de ‘organisation.    L’opposant historique au régime de Damas Michel Kilo, un intellectuel  marxiste et laïque issu d’une famille chrétienne, fait partie des personnalités  admises au sein de la Coalition, a indiqué M. Saleh.    Mais plusieurs opposants s’interrogeaient sur les conséquences de ce vote,  qui confirme les divisions existant au sein de l’opposition syrienne alors que  deux rendez-vous majeurs pour son avenir sont prévus lundi.    "C’est très mal, c’est une catastrophe", a affirmé à l’AFP, défait, Monzer  Makhous, l’ambassadeur de la Coalition en France.    Les membres de l’Union européenne doivent débattre lundi à Bruxelles d’une  éventuelle levée de son embargo sur les armes à destination de l’opposition  syrienne, une décision qui donnerait aux soutiens internationaux de la  Coalition un levier important pour pousser le régime du président Bachar  al-Assad à opter pour une solution politique au conflit syrien.    Et dans la soirée, les ministres français, américain et russe des Affaires  étrangères doivent se réunir à Paris pour discuter de la préparation de la  conférence internationale de paix dite de Genève 2, prévue pour juin à  l’initiative de Washington et de Moscou.    Damas a annoncé dimanche son accord de principe pour cette conférence.    Ce vote survient aussi dans un contexte difficile pour les rebelles sur le  terrain, l’armée syrienne, épaulée par la milice chiite libanaise du Hezbollah,  étant en progression dans son offensive contre la ville stratégique de Qousseir  (centre).    Des opposants ont affirmé samedi que les dissensions au sein de la  Coalition étaient dues notamment à la guerre d’influence que se livraient en  son sein des puissances régionales, les hostilités opposant d’un côté le Qatar  et la Turquie, et de l’autre l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.    La réunion de la Coalition doit se poursuivre lundi, avec notamment des  débats sur Genève-2, a affirmé M. Saleh. 

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