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Le rôle d’Alger dans la nomination de Bajolet à la DGSE

Algérie – Depuis ses déclarations incendiaires sur l’Algérie, l’ex-patron de la DGSE (renseignement extérieur français) est très sollicité par la presse. A l’origine : son livre mémoire dans lequel il raconte ses séjours à Alger.

Dans son livre « Le Soleil ne se lève plus à l’Est », paru le 20 septembre dernier, Bernard Bajolet revient sur sa nomination, par François Hollande, à la tête de la DGSE. L’on y découvre ainsi que sa nomination est surtout due à son premier séjour à Alger.

En début 1978, alors fonctionnaire à l’Ambassade de France à Alger, il avait été chargé de recevoir un stagiaire de l’ENA du nom de François Hollande. « Au début de l’année 1978, mon ambassadeur à Alger, Guy de Commines de Marsilly, me convoqua dans son bureau : ‘Voilà, me dit-il, l’ENA nous envoie un stagiaire pour huit mois. Il s’appelle François Hollande. Je ne sais rien de lui. Vous irez l’accueillir au port d’Alger et c’est vous qui vous occuperez de lui pendant son séjour' », raconte Bajolet à la 9e page de son livre.

« Le courant passa très vite entre nous, et nous formâmes un joyeux tandem. Mais je ne me doutais pas que l’amitié ainsi nouée était appelée à durer pour le restant de notre vie », lit-on encore.

Bajolet nommé DGSE grâce à une amitié nouée à Alger

En mai 2012, le jeune énarque accueilli par Bajolet est nommé Président de la République française. Le 7 mai 2012, Bernard Bajolet, alors ambassadeur de France à Kaboul, chercha à joindre François Hollande pour le féliciter de son élection. « […] à la fin de la conversation, il évoqua mon avenir : ‘Je ne sais pas ce que tu comptes faire plus tard. Tu me diras ce que tu veux le moment venu. Je voudrais aussi te parler du renseignement, car cela m’intéresse' », lit-on dans ce livre-mémoire.

« Je n’oublie rien. Je me rappelle qu’à Alger nos bureaux étaient voisins. Mais le tien était plus grand… », aurait dit François Hollande à Bajolet.

C’est ainsi qu’en décembre 2012, lors d’une visite de Bernard Bajolet à l’Elysée, François Hollande fera son offre à celui qui deviendra Directeur général du renseignement extérieur (DGSE). « Tu t’intéresses au renseignement […] et j’ai pensé à toi pour la DGSE », aurait dit l’ex-Président français.

« Nous nous revîmes le 11 mars 2013. Je fis part à François Hollande de mon accord et, de son côté, il me confirma sa décision. Je prendrais mes fonctions le 28 avril », raconte Bajolet.

Ainsi donc, c’est grâce à son premier séjour algérois que Bernard Bajolet a pu accéder à la DGSE, alors qu’il était relégué à Kaboul, en Afghanistan, dans un contexte d’insécurité permanente.

Lire aussi : « Qalbi », le cheval à l’origine de l’acharnement de Bajolet contre l’Algérie et Bouteflika

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