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Rougab-Lerari, un empire d’influence qui se heurte au Hirak !

Algérie – Ils sont l’exemple que lorsqu’on est issu de la nomenklatura, les portes de la « réussite » s’ouvrent d’elles-mêmes.

Lakhdar Marhoun Rougab et Toufik Lerari ont réussi à s’imposer comme leader de la communication d’entreprise, de l’événmentiel et de la publicité en très peu de temps. A travers leurs sociétés Allégorie, Fifty4 ou encore la toute récente boîte de communication Trendz, Rougab et Lerari n’ont pas trop laissé de place à la concurrence.

Marhoun Rougab, fils de l’ex-Secrétaire particulier d’Abdelaziz Bouteflika, Mohamed Rougab, s’est associé en 2010 à Toufik Lerari, ex-patron de Jil FCE d’Ali Haddad, pour lancer le Groupe Allégorie. Dès ses débuts et sous l’influence du papa du premier, Allégorie a raflé un gros marché avec l’opérateur de téléphonie mobile Djezzy. Ce dernier était interdit de passage sur l’ENTV à cause de la crise provoquée par Sawiris en 2009 et les incidents lors du match Egypte-Algérie.

C’est ainsi qu’Allégorie avait usé de l’influence de Mohamed Rougab, alors conseiller particulier de Bouteflika, pour permettre à Djezzy d’avoir une visibilité sur la télévision publique qui avait le monopole, puisque les chaînes de télévision privées n’avaient pas encore vu le jour.

Aujourd’hui, Allégorie et ses autres sociétés s’accaparent les marchés de la publicité et de la communication les plus juteux, mais aussi dans l’événementiel à travers la conférence annuelle Fikra et ses contrats avec l’ESAA, une école née d’une coopération algéro-française.

Cependant et avec le mouvement populaire que connait l’Algérie, le papa influent, Mohamed Rougab, a été écarté et limogé de son poste de Secrétaire particulier à la Présidence. Allégorie est, malgré elle, liée à la bande mafieuse qui s’était accaparée de la présidence de la République et risque de faire l’objet, comme tant d’autres, d’une enquête…

Lire aussi : Les dessous du limogeage deRougab, secrétaire « clandestin » de Bouteflika

 

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One Comment

  1. Jusqu’à preuve du contraire, le Hirak avec un H majuscule dans un article écrit en français est un mouvement rifain fondé par Zefszafi et ses compagnons qui croupissent en prison, pourquoi leur voler leur label ? Que je sache, même les Tunisiens ni les Égyptiens n’ont  » bénéficié » de ce sigle pendant leurs propres mouvements populaires de 2011.
    Surtout que les marocains bas du plafond qui par ailleurs n’en ont rien à battre du Hirak rifain en profitent pour nous dire qu’en nommant ainsi notre mouvement populaire d’après un mouvement marocain nous autres suiveurs ne faisons rien d’autre que nous prosterner devant nos anciens maitres !
    Alors pour moi c’est hirak en langue arabe et mouvement populaire en langue française.

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