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Russie: Poutine retoque un projet d'amnistie pour les crimes économiques


            Le président russe, Vladimir Poutine, a  écarté un projet d’amnistie pour les personnes emprisonnées pour des crimes  économiques, arguant qu’il y avait parmi eux "faux-monnayeurs" et trafiquants  d’armes, lors d’une réunion avec des hommes d’affaires.    Une initiative en faveur d’une amnistie a été formulée récemment par le  délégué russe à la défense des entrepreneurs, Boris Titov, la question étant  notamment de savoir si elle pouvait bénéficier à l’ex-patron du pétrolier  Ioukos, Mikhaïl Khodorkovski, emprisonné depuis 2003.    Interrogé lors d’une réunion jeudi soir avec des hommes d’affaires à  Voronej (600 km au sud-est de Moscou), Vladimir Poutine a cependant douché les  espoirs de ses interlocuteurs, estimant que le projet n’était "pas mûr".    "Il y a parmi les 240.000 condamnés pour des crimes économiques différentes  catégories: on y trouve et des faux-monnayeurs, et ceux qui ont été condamnés  pour trafic de matériaux pouvant être utilisés dans la fabrication d’armes, et  même d’armes de destruction massive", a déclaré le président, selon le  reportage diffusé vendredi par la télévision publique.    Selon le journal Kommersant vendredi, il a également cité parmi les  catégories ne devant pas être amnistiées ceux qui ont été condamnés pour des  "escroqueries financières".    "Je propose d’analyser tout cela, et de tirer des conclusions avec vous,  avec les experts, le Parquet général, afin de prendre une décision équilibrée",  a ajouté M. Poutine.    Un représentant des milieux d’affaires avait argué que nombre de personnes  emprisonnées le sont pour des faits qui ne sont plus passibles de peines de  prison.    Des associations soulignent également le grand nombre de condamnations dans  lesquelles la justice est soupçonnée d’avoir été instrumentalisée pour des  règlements de compte.    Mikhaïl Khodorkovski et son associé Platon Lebedev, détenus depuis 2003,  avaient été condamnés en 2005 pour escroquerie et fraude fiscale à huit ans de  camp, une peine portée à 14 ans en décembre 2010 à l’issue d’un second procès.    Le total a ensuite été réduit d’un an en appel, puis de deux ans en  décembre dernier en vertu d’un changement de la législation, ce qui porte la  date de libération des deux hommes à octobre 2014 pour M. Khodorkovski et  juillet de la même année pour M. Lebedev. 

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