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Sadr appelle aux "représailles" contre Washington, soutien d'Israël

  •    Dans un communiqué diffusé par son bureau politique à Najaf, à 160 km au sud de Bagdad, Moqtada Sadr "appelle les honorables résistants irakiens à mener des opérations de représailles en Irak contre le partenaire principal de l’ennemi sioniste, les Etats-Unis".
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  •    Le leader chiite, qui se trouverait en Iran depuis plusieurs années, demande également "aux pays qui ont une ambassade d’Israël sur leur sol de fermer cette ambassade, siège du terrorisme dans les pays arabes et islamiques, en signe de soutien au peuple palestinien".
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  •    Enfin, Moqtada Sadr "appelle les Irakiens à placer des drapeaux palestiniens sur les toits des bâtiments, des mosquées, des églises, pour soutenir les moujahidine de Gaza".
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  •    C’est le premier appel d’un groupe insurgé sunnite ou une milice extrémiste chiite pour importer en Irak le conflit, qui dure depuis douze jours dans la bande de Gaza.
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  •    Depuis le début de ce nouveau conflit, plusieurs manifestations de soutien aux Palestiniens ont réuni des milliers d’Irakiens à Bagdad, Mossoul ou Falloujah.
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  •    Par ailleurs, le Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, soutenu par les Etats-Unis, avait critiqué mardi les pays arabes pour leur manque de soutien aux Palestiniens, sans toutefois évoquer le rôle de Washington.
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  •    "Nous appelons nos frères arabes et musulmans à stopper leurs relations avec l’Etat usurpateur, à interrompre toutes relations diplomatiques avec Israël et à arrêter tout contact public ou secret avec ce régime meurtrier", avait déclaré M. Maliki.
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  •    L’appel mercredi du chef de l’Armée du Mahdi, la plus puissante milice chiite en Irak, intervient après l’annonce fin août d’un arrêt définitif des opérations de ses miliciens.
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  •    L’arrêt des opérations des 60.000 miliciens sous ses ordres intervenait un an après une trêve unilatérale, respectée à l’exception de combats au printemps 2008 à Bassorah, dans le sud, et dans son fief de Sadr City, à Bagdad.
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  •    Parallèlement, Moqtada Sadr avait engagé durant l’été 2008 une vaste réforme de sa milice pouvant permettre à terme l’émergence d’un mouvement comparable au Hezbollah libanais.
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  •    L’objectif annoncé à l’époque était de démilitariser son "armée" en créant une unité "spéciale" chargée de combattre l’"occupant" américain exclusivement, alors que le gros de ses miliciens devrait désormais jouer un rôle social au sein de la population.
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  •    Ces nouveaux combattants, qui auraient troqué la kalachnikov pour le stylo, sont appelés les Moumahidoun (les préparateurs de la venue du Mahdi, le "Guide" attendu par les chiites).
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  •    Des programmes ont été lancés et les Moumahidoun suivent des séminaires en littérature, histoire et religion, ainsi qu’en droit, psychologie et sur l’utilisation d’internet.
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  •    Certains "sadristes" regrettent toutefois d’avoir déposé les armes et déclaraient à l’AFP que leur mission première restait de combattre les soldats américains.
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  •    Créée en 2003, l’Armée du Mahdi était considérée jusqu’à peu comme la plus puissante des milices irakiennes. Il est aujourd’hui difficile de mesurer ses capacités d’action après les défaites subies à Bassorah et à Sadr City.
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  •    En avril et mai, des combats intenses entre forces régulières et miliciens chiites y avaient fait un millier de morts, avant la signature d’un accord le 10 mai.
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  •    En 2004, de violents combats avaient opposé les miliciens aux troupes américaines dans la ville sainte de Najaf. Défaits, les combattants chiites avaient néanmoins établi leur réputation d’hommes prêts à tous les sacrifices.
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  • Ennahar/ AFP

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