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Sahara Occidental: Lamamra souligne l’urgence de régler le conflit, dénonce les entraves au processus de paix

 Le ministre d’Etat, ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, a souligné jeudi à New York l’urgence de régler le conflit au Sahara Occidental en dénonçant les développements négatifs subis par le processus de paix conduit par l’ONU.

« Le processus de paix que conduisent les Nations Unies au Sahara Occidental a subi, cette année, plusieurs développements négatifs. Les Nations Unies, et singulièrement le Conseil de Sécurité, y ont perdu de leur autorité, et le processus de règlement y a perdu de son intégrité », a déclaré M. Lamamra dans un discours prononcé au nom de l’Algérie à la 71 ème assemblée générale de l’ONU qui se tient à New York.

« Ces circonstances contrariantes soulignent le besoin et l’urgence de régler ce conflit, conformément à la légalité internationale et au droit à l’autodétermination du peuple du Sahara Occidental », a-t-il affirmé.

« Nous voulons croire que les Nations Unies seront mises en position d’honorer au Sahara Occidental l’un de leurs plus brillants succès en y parachevant scrupuleusement la décolonisation du territoire », a-t-il dit.

 M. Lamamra qui évoquait l’instabilité politique et les défis du sous-développement qui continue de s’élargir notamment au Moyen Orient et en Afrique, a expliqué que personne, nulle part, n’est épargné par les risques sécuritaires comme le démontre quotidiennement la menace terroriste globale.

« Redoubler d’efforts aujourd’hui pour la paix en Syrie, en Libye, au Yémen, en Somalie, au Soudan et au Soudan du Sud, en République Centrafricaine, comme en faveur de l’assainissement pacifique des situations en RDC et au Burundi, relève de l’impératif catégorique, politiquement et moralement », a-t-il estimé.

 En abordant la situation dans les territoires palestiniens occupés, le ministre a regretté « l’impuissance de la communauté internationale à mettre en oeuvre la seule solution viable, celle de la reconnaissance pleine et entière des droits nationaux palestiniens sur leur territoire occupé depuis juin 1967 ».

 M. Lamamra a expliqué que cette solution doit également inclure l’établissement d’un Etat palestinien indépendant avec El-Qods comme capitale, en indiquant que l’impuissance de la communauté internationale à régler ce conflit est un « témoignage accusateur de la faillite de l’ordre international contemporain ».

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