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Saisie de cocaïne: Louh rompt le silence et révèle de nouveaux détails

Algérie – Le ministre de la Justice, Tayeb Louh, a rompu aujourd’hui, lundi 25 juin, le silence sur l’affaire de saisie de 701 kg de cocaïne au port d’Oran.

Dans un discours prononcé à l’APN, à l’issue du vote de la loi relative à l’exception d’inconstitutionnalité, le ministre de la Justice s’est expliqué sur la tournure que prend cette enquête qui a commencé par une saisie de cocaïne jusqu’à des affaires de corruption, de trafic d’influence et de blanchiment d’argent.

Selon M. Louh, après une enquête préliminaire, il a été révélé que les suspects ainsi que la société importatrice de la viande surgelée dans laquelle la quantité de drogue a été saisie sont basés à Alger. A cet effet, c’est le tribunal de Sidi M’hamed et son procureur qui ont été déclarés compétents.

Corruption, blanchiment d’argent…les autres affaires d”El-Bouchi

Le ministre de la Justice évoque ainsi une confusion remarquée dans les informations rapportées par la presse. Selon lui, la saisie de cocaïne a révélé l’existence de trois autres affaires dans lesquelles est impliqué l’accusé principal Kamel Chikhi, alias “El-Bouchi”.

Ces autres affaires ont été révélées grâce au matériel informatique, des téléphones et des disques durs de caméras de surveillance saisis au bureau de Kamel “El-Bouchi”. Il s’agit principalement d’affaires de corruption pour l’autre activité de l’accusé principal, à savoir la promotion immobilière. Il aurait ainsi offert des avantages à des fonctionnaires administratifs pour lui faciliter l’acquisition de terrains et la délivrance de permis de construire.

Le ministre de la Justice explique ainsi que les noms de responsables cités par la presse ont été justement entendus dans cette deuxième affaire, qui n’est pas celle du trafic de cocaïne.

En outre, Kamel El-Bouchi est également impliqué dans une vaste affaire de blanchiment d’argent. Le parquet a, pour cette autre affaire, diligenté des commissions rogatoires internationales.

Lire aussi : Affaire “El-Bouchi”: des responsables de l’urbanisme devant la justice

Avec Bouteflika, tolérance zéro

Des noms de magistrats et de responsables ayant été cités, le ministre de la justice affirme, avec insistance, qu’il n’y aura aucune tolérance avec les personnes impliquées dans les affaires de corruption.

“Avec le Président Abdelaziz Bouteflika, fuir la sanction n’existe pas”, déclare Tayeb Louh, assurant que l’ère de l’impunité est révolue.

 

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