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Saisie de 394.000 psychotropes en 2015 (DGSN)

 Pas moins de 394.000 psychotropes ont été saisis en 2015, a indiqué samedi à Alger, M. Tarek Tiliouatine de la direction de la police judiciaire relevant de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).

 A l’occasion d’une journée d’études sur “la pharmacie et le danger du marché parallèle des psychotropes”, M. Tiliouatine a annoncé que les services de Sûreté nationale avaient saisi 393.429 psychotropes en 2015, précisant que la région ouest du pays arrivait en première position avec 145.000 psychotropes saisis (36%) suivie de la région est avec 113.000 psychotropes (28%), puis le centre avec 5.000 psychotropes (19%).

 La saisie d’une telle quantité de psychotropes s’explique par la prescription illégale de ce type de médicaments par certains médecins ou les vols commis au niveau de pharmacies, selon le même responsable, qui a affirmé que les services de sécurité avaient mobilisé 48 brigades antistupéfiants au niveau national en vue de juguler ce phénomène qui a pris des “proportions effrayantes et dangereuses”.

 M. Arezki Hannad, responsable à la Direction générale des douanes a de son côté, indiqué que ses services avaient saisi près de 28.000 psychotropes en 2015, soulignant que ces drogues étaient souvent saisies au niveau des régions frontalières, cachées dans des colis ou dans les bagages des voyageurs.    

 Concernant la saisie de ces substances au niveau des régions frontalières du sud du pays, le représentant des douanes a révélé l’existence d’ateliers fabriquant ces psychotropes dans les pays voisins, ce qui favorise leur trafic et vente en Algérie.

 Il a appelé à sensibiliser la société au risque de l’utilisation, à des fins non thérapeutiques,  de ces substances nocives pour la santé publique, qui sont à l’origine de la déperdition scolaire et l’un des facteurs favorisant le terrorisme et la criminalité.

 Par ailleurs, la directrice chargé de la prévention et de la communication à l’Office national de lutte contre la toxicomanie, Mme Ghania Keddache a déploré l’absence d’études exhaustives sur l’addiction aux psychotropes, soulignant que les données disponibles au niveau de l’Office concernaient des détenus, des consommateurs ou des trafiquants, âgés entre 19 et 35 ans.

 Les représentants du ministère de la santé, de la population et de la reforme hospitalière, de la Direction de la régulation et de la pharmacie ont insisté sur le durcissement des lois régissant l’importation, la distribution et la commercialisation de ces psychotropes, outre un contrôle strict du registre de commerce les régissant au niveau des pharmacies publiques et privées.

 Le vice président du Conseil de déontologie pharmaceutique, Mohamed Sendiki a mis l’accent sur les profits générés par le commerce illégal des psychotropes à travers le monde, dépassant les 200 milliards, soit 45 fois plus que ceux générés par le trafic de drogue.

 La Chine et l’Inde figurent parmi les plus grands pays producteurs de psychotropes, a-t-il dit, mettant en garde contre le danger de leur consommation hors du cadre thérapeutique.

 Les représentants des secteurs présents à cette rencontre ont souligné la nécessité de conjuguer les efforts pour juguler le risque de la consommation de psychotropes et de sensibiliser la société à leurs effets négatifs, appelant les professionnels de la santé à assurer une meilleure prise en charge des toxicomanes.

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